Rapporté par Abū Abd ar-Rahman as-Sulamī رحمه الله : « Nous rejoignions Abū Abd ar-Rahman as-Sulamī alors que nous étions jeunes, et il nous disait : “Ne vous asseyez pas avec les conteurs, sauf Abūl-Ahwas, et méfiez-vous de Shaqīq [Abū Abd ar-Rahīm].” » [Muslim] a précisé : « Ce Shaqīq avait l’opinion des Khawārij et ce n’est pas Abū Wā’il [Shaqīq bin Salamah, le pieux Tabi’ī]. »
Rapporté par Jarīr bin Abd al-Hamīd رحمه الله : « J’ai rencontré Jābir bin Yazīd al-Ju’fī et je n’ai pas pris de hadiths de lui ; il croyait au retour [ar-Raj’ah, une croyance des Rāfiḍa concernant le retour de Ali]. »
Rapporté par Al-Hasan al-Hulwānī : Yahyā bin Ādam nous a rapporté, Mis’ar nous a rapporté, il a dit : « Jābir bin Yazīd nous a rapporté avant que n’arrivent les événements [c’est-à-dire avant ses croyances erronées]. »
Rapporté par Salamah bin Shabīb : Al-Humaydī nous a rapporté, Sufyān nous a rapporté, il a dit : « Les gens transmettaient de Jābir avant que n’arrive ce qui est arrivé. Puis, quand cela est arrivé, les gens ont mis en doute ses hadiths et certains l’ont délaissé. » On demanda à [Sufyān] : « Qu’est-il arrivé ? » [Sufyān] répondit : « La croyance en ar-Raj’ah. »
Rapporté par Hasan al-Hulwānī : Abū Yahyā al-Himmānī nous a rapporté, Qabīsah et son frère [Sufyān bin Uqbah] nous ont rapporté qu’ils ont entendu al-Jarrāh bin Malīh dire : « J’ai entendu Jābir dire : ‘J’ai 70 000 hadiths, tous rapportés d’Abū Ja’far, lui-même du Prophète ﷺ.’ »
Rapporté par Hajjāj bin ash-Shā’ir : Ahmad bin Yūnus nous a rapporté, il a dit : « J’ai entendu Zuhayr dire, Jābir a dit, ou bien, j’ai entendu Jābir dire : ‘J’ai en effet cinquante mille hadiths que je n’ai jamais rapportés.’ » [Zuhayr] dit : « Ce jour-là, il raconta un hadith et dit : ‘Ceci fait partie des cinquante mille.’ »
Rapporté par Salamah bin Shabīb : Al-Humaydī nous a rapporté, Sufyān nous a rapporté, il a dit : J’ai entendu un homme demander à Jābir au sujet du verset : « Ainsi, je ne quitterai jamais ce pays jusqu’à ce que mon père me le permette ou qu’Allah décide pour moi, et Il est le meilleur des juges. » Jābir a dit : « C’est une interprétation de ces versets », et il mentait car cela concernait les frères de Yūsuf, paix sur lui
Rapporté par Salamah bin Shabīb : Al-Humaydī nous a rapporté, Sufyān nous a rapporté, il a dit : « J’ai entendu un homme interroger Jābir au sujet du verset : {Ainsi, je ne quitterai jamais ce pays jusqu’à ce que mon père me le permette ou qu’Allah décide pour moi, et Il est le meilleur des juges} [Yūsuf : 80]. Jābir répondit : ‘Je n’ai pas reçu d’explication concernant ces versets.’ Sufyān dit : ‘Il a menti.’ Nous avons demandé à Sufyān : ‘Que voulait-il dire par là ?’ [Sufyān] répondit : ‘En fait, les Rāfiḍah disent : “Ali est dans les nuages et nous ne sortirons pas avec celui qui sortira de ses descendants [le calife] jusqu’à ce qu’un appel vienne du ciel, c’est-à-dire Ali : ‘Sortez avec untel [le Mahdī promis].’” Jābir disait que c’était là l’explication de ces versets, et il mentait car ils concernaient en réalité les frères de Yūsuf, paix sur lui.’ »
Rapporté par Salamah : Al-Humaydī nous a rapporté, Sufyān nous a rapporté, il a dit : « J’ai entendu Jābir parler d’environ 30 000 hadiths dont je ne considérais pas qu’il était permis de rapporter quoi que ce soit, et pour moi, cela équivalait à ceci ou cela [hadith]. » Muslim dit : « J’ai entendu Abū Ghassān Muhammad bin Amr ar-Rāzī dire : ‘J’ai demandé à Jarīr bin Abd il-Hamīd : “As-tu rencontré al-Hārith bin Hasīrah ?” Il a répondu : “Oui, c’est un shaykh très silencieux ; il s’est entêté dans une affaire grave.”’ »
Rapporté par Ahmad bin Ibrāhīm ad-Dawraqī : Il a dit : « Abd ur-Rahman bin Mahdī m’a rapporté, d’après Hammād bin Zayd, qui a dit : ‘Ayyūb a parlé un jour d’un homme et a dit à son sujet : “Il n’est pas droit dans ses paroles [c’est-à-dire qu’il ment]”, puis il a parlé d’un autre et a dit : “Il ajoute dans les récits [c’est-à-dire qu’il ment].”’ »
Rapporté par Hajjāj bin ash-Shā’ir : Sulaymān bin Harb nous a rapporté, Hammād bin Zayd nous a rapporté, il a dit : « Ayyūb a dit : ‘J’ai un voisin’ et il a mentionné certaines de ses qualités, puis il a ajouté : ‘…même s’il témoignait pour moi au sujet de deux dattes, je n’accepterais pas son témoignage.’ »
Rapporté par Muhammad bin Rāfi’ et Hajjāj bin ash-Shā’ir : Ils ont dit : « Abd ur-Razzāq nous a rapporté, Ma’mar a dit : ‘Je n’ai jamais vu Ayyūb parler en mal de qui que ce soit, sauf d’Abd al-Karīm – c’est-à-dire Abū Umayyah.’ Il l’a donc mentionné et a dit, qu’Allah lui fasse miséricorde : ‘Il n’est pas digne de confiance – il m’a demandé au sujet d’un hadith d’Ikrimah puis il a dit “J’ai entendu d’Ikrimah” [en rapportant le hadith].’ »
Rapporté par Al-Faḍl bin Sahl : Il a dit : « Affān bin Muslim nous a rapporté, Hammām nous a rapporté, il a dit : ‘Abū Dāwud al-A’mā est venu chez nous et a commencé à dire : “Al-Barā’ [bin Āzib, le Compagnon] nous a rapporté” ; il a dit : “Zayd bin Arqam nous a rapporté” – et il a mentionné ces chaînes jusqu’à Qatādah. [Qatādah] a dit : “Il a menti ; il ne les a pas entendus. Il demandait aux gens [des hadiths] au moment de la peste” [vers 67H].’ »
Rapporté par Hasan bin Alī al-Hulwānī : Il a dit : « Yazīd bin Hārūn nous a rapporté, Hammām nous a informés, il a dit : ‘Abū Dāwud al-A’mā est entré auprès de Qatādah et, lorsqu’il s’est levé, ils ont dit : “Celui-ci prétend avoir rencontré dix-huit combattants de la bataille de Badr.” Qatādah a dit : “Celui-là demandait à peine [des hadiths] avant la peste ; il ne s’est pas intéressé à la recherche du hadith et il n’a pas parlé [avec des savants] à ce sujet. Par Allah, al-Hasan ne nous a jamais rapporté d’un témoin de Badr sans intermédiaire ; et Sa’īd bin al-Musayyib ne nous a rapporté d’un témoin de Badr sans intermédiaire que de Sa’d bin Mālik.”’ »
Rapporté par Al-Hasan al-Hulwānī : Il a dit que Nu’aym bin Hammād lui a rapporté, Abū Ishāq Ibrāhīm bin Muhammad bin Sufyān a dit ; et Muhammad bin Yahyā lui a rapporté, Nu’aym bin Hammād lui a rapporté, Abū Dāwud at-Tayālisī lui a rapporté, d’après Shu’bah, d’après Yūnus bin Ubayd, qui a dit : « Amr bin Ubayd mentait à propos des hadiths. »
Rapporté par Amr bin Alī Abū Hafs : Il a dit qu’il a entendu Mu’ādh bin Mu’ādh dire : J’ai dit à Awf bin Abī Jamīlah : « En effet, Amr bin Ubayd nous a rapporté, de la part d’al-Hasan, que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui porte les armes contre nous n’est pas des nôtres.” » Il a dit : « Amr a menti, par Allah. En réalité, il voulait utiliser cela pour justifier sa mauvaise opinion. »
Rapporté par Amr bin Alī Abū Hafs : Il a dit : « J’ai entendu Mu’ādh bin Mu’ādh dire, j’ai dit à Awf bin Abī Jamīlah : ‘En effet, Amr bin Ubayd nous a rapporté d’après al-Hasan que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui porte les armes contre nous n’est pas des nôtres.”’ [Awf bin Abī Jamīlah] a dit : ‘Amr a menti, par Allah. Il voulait simplement justifier son opinion détestable.’ »
Rapporté par Ubayd Allah bin Umar al-Qawārīrī : Hammād bin Zayd nous a rapporté, il a dit : « Un homme a fréquenté Ayyūb et a écouté [des hadiths] de lui, puis un jour Ayyūb ne l’a plus trouvé. [Quand Ayyūb a demandé, les gens] ont dit : ‘Ô Abā Bakr, il fréquente maintenant Amr bin Ubayd.’ Hammād a dit : ‘Un jour, nous étions avec Ayyūb et nous sommes allés au marché tôt le matin. Un homme est venu à la rencontre d’Ayyūb, il lui a donné le salām, a pris de ses nouvelles, puis Ayyūb lui a dit : “J’ai appris que tu fréquentes cet homme.” Hammād a dit : “[Ayyūb] l’a désigné, c’est-à-dire ‘Amr’.” [L’homme] a dit : “Oui, ô Abā Bakr. En effet, il est venu chez nous avec des choses étranges [c’est-à-dire des récits].” Ayyūb lui a dit : “En vérité, nous fuyons… ou …nous craignons ces choses étranges [transmissions].” »
Rapporté par Hajjāj bin ash-Shā’ir : Sulaymān bin Harb nous a rapporté, Ibn Zayd, ou plutôt Hammād, nous a rapporté, il a dit : « On a dit à Ayyūb : ‘En effet, Amr bin Ubayd a rapporté d’al-Hasan qu’il a dit : “Il n’y a pas de flagellation pour celui qui s’enivre avec du Nabīdh.”’ [Ayyūb] a dit : ‘Il a menti, car j’ai entendu al-Hasan dire : “Frappez de verges celui qui s’enivre avec du Nabīdh.”’ »
Rapporté par Salamah bin Shabīb : Al-Humaydī nous a rapporté, Sufyān nous a rapporté, il a dit : J’ai entendu Abū Mūsā dire : « Amr bin Ubayd nous a rapporté cela avant que les événements n’arrivent. »
Rapporté par Salamah bin Shabīb : Al-Humaydī nous a rapporté, Sufyān nous a rapporté, il a dit : « J’ai entendu Abū Mūsā [Isrā’īl bin Mūsā al-Basrī] dire : ‘Amr bin Ubayd nous a rapporté avant ce qui est arrivé’ [c’est-à-dire avant qu’il ne devienne Mu’tazilī]. »
Rapporté par Ubayd Allah bin Mu’ādh al-Anbarī : Mon père m’a rapporté, il a dit : « J’ai écrit à Shu’bah pour lui demander au sujet d’Abū Shaybah, un juge de Wāsit, alors il m’a répondu par écrit : ‘Ne prends rien de lui [en matière de hadith] et déchire ma lettre [à ce sujet].’ »
Rapporté par Al-Hulwānī : Il a dit : « J’ai entendu Affān [bin Muslim] dire : ‘J’ai rapporté à Hammād bin Salamah [bin Dīnār al-Basrī], d’après Sālih al-Murrī, un hadith de Thābit [bin Aslam al-Banānī], puis [Hammād] a dit : “[Sālih] a menti.” J’ai aussi rapporté à Hammām un hadith de Sālih al-Murrī, puis [Hammām] a dit : “[Sālih] a menti.”’ »
Rapporté par Mahmūd bin Ghaylān : Abū Dāwud nous a rapporté, il a dit : « Shu’bah m’a dit : ‘Va voir Jarīr bin Hāzim et dis-lui : “Il ne t’est pas permis de rapporter d’al-Hasan bin Umārah, car il ment.”’ » Abū Dāwud dit : « J’ai demandé à Shu’bah : ‘Comment le sais-tu ?’ Il répondit : ‘Il nous a rapporté d’al-Hakam des choses qui n’ont aucun fondement.’ [Abū Dāwud] demanda : ‘Quelles choses ?’ [Shu’bah] répondit : ‘J’ai demandé à al-Hakam : “Le Prophète ﷺ a-t-il prié sur les martyrs d’Uhud ?” [al-Hakam] répondit : “Il n’a pas prié sur eux.” Al-Hasan bin Umārah a dit, d’après al-Hakam, d’après Miqsam, d’après Ibn Abbās : “En effet, le Prophète ﷺ a prié sur eux et les a enterrés.” J’ai demandé à al-Hakam : “Que dis-tu des enfants nés hors mariage ?” [Al-Hakam] répondit : “Prie sur eux.” J’ai demandé : “De qui tient-on ce hadith ?” [Al-Hakam] répondit : “Il est rapporté d’al-Hasan al-Basrī.”’ Al-Hasan bin Umārah a dit : ‘Al-Hakam nous a rapporté, d’après Yahyā bin al-Jazzār, d’après Alī.’ »
Rapporté par Al-Hasan al-Hulwānī : Il a dit : « J’ai entendu Yazīd bin Hārūn parler de Ziyād bin Maymūn, et il a dit : ‘J’ai juré de ne rien rapporter de lui ni de Khālid bin Mahdūj.’ [Yazīd] a dit : ‘J’ai rencontré Ziyād bin Maymūn et je lui ai demandé un hadith, alors il me l’a rapporté d’après Bakr al-Muzanī, puis je suis revenu vers lui et il me l’a rapporté d’après Muwarriq ; puis je suis revenu et il me l’a rapporté d’après al-Hasan.’ [Al-Hulwānī dit] : ‘Il [Yazīd] accusait les deux de mensonge [c’est-à-dire Ziyād bin Maymūn et Khālid bin Mahdūj].’ Al-Hulwānī dit : ‘J’ai entendu [des hadiths] d’Abd as-Samad et j’ai mentionné Ziyād bin Maymūn devant lui et il l’a accusé de mensonge.’ »
Rapporté par Mahmūd bin Ghaylān : Il a dit : « J’ai dit à Abū Dāwud at-Tayālisī : ‘Tu rapportes beaucoup de choses d’Abbād bin Mansūr – comment se fait-il que tu n’as pas entendu de lui le hadith de “la vendeuse de parfum” qu’an-Naḍr bin Shumayl nous a transmis ?’ [Abū Dāwud] m’a dit : ‘Tais-toi, car Abd ar-Rahman bin Mahdī et moi avons rencontré Ziyād bin Maymūn et lui avons demandé : “Ces hadiths que tu rapportes d’Anas, sont-ils authentiques ?” [Ziyād] a dit : “Avez-vous déjà vu un homme commettre un péché puis se repentir – Allah ne lui pardonne-t-Il pas ?” [Abū Dāwud] dit : ‘Nous avons répondu : “Oui.”’ [Ziyād] a dit : “Je n’ai rien entendu d’Anas, ni peu ni beaucoup ; si les gens ne savaient pas, vous non plus vous ne sauriez pas que je n’ai jamais rencontré Anas.”’ Abū Dāwud dit : ‘Nous avons ensuite appris qu’il rapportait [d’Anas], alors Abd ar-Rahman et moi sommes allés le voir et il a dit : “Je me suis repenti.” Mais ensuite il a recommencé à rapporter [de la même manière], alors nous l’avons abandonné.’ »
Rapporté par Hasan al-Hulwānī : Il a dit : « J’ai entendu Shabābah dire : ‘Abd ul-Quddūs nous rapportait en disant : “Suwayd bin Aqalah a dit…” [alors qu’il fallait dire ‘bin Ghafalah’].’ Shabābah a dit : ‘Et j’ai entendu Abd ul-Quddūs dire : “Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de prendre un Rawḥ par accident.”’ [Shabābah] dit : ‘On lui demanda : “Qu’est-ce que cela veut dire ?” [Abd ul-Quddūs] répondit : “Cela veut dire faire une ouverture dans un mur pour laisser entrer une brise par accident.”’ [Il a changé le hadith d’origine, remplaçant ‘Rūḥ’ (âme) par ‘Rawḥ’ (brise), et ‘Gharaḍān’ (comme cible) par ‘Arḍān’ (par accident), simplement en modifiant quelques lettres.] Muslim dit : « J’ai entendu Ubayd Allah bin Umar al-Qawārīrī dire, j’ai entendu Hammād bin Zayd dire à un homme après qu’il ait fréquenté Mahdī bin Hilāl pendant des jours : ‘Quel est donc ce puits salé [c’est-à-dire inutile ou nuisible] qui a jailli vers toi ?’ Il répondit : ‘Oui, ô Abā Ismā’īl [en acquiesçant].’ »
Rapporté par Suwayd bin Sa’īd : Alī bin Mus’hir nous a rapporté, il a dit : « Hamzah az-Zayyāt et moi avons entendu d’Abān bin Abī Ayyāsh environ mille hadiths. » Alī a dit : « J’ai ensuite rencontré Hamzah qui m’a informé qu’il avait vu le Prophète, paix et bénédictions d’Allah sur lui. »
Rapporté par Suwayd bin Sa’īd : Alī bin Mus’hir nous a rapporté, il a dit : « Hamzah az-Zayyāt et moi avons entendu d’Abān bin Abī Ayyāsh environ mille hadiths. » Alī dit : « J’ai rencontré Hamzah, puis il m’a informé qu’il avait vu le Prophète ﷺ [en rêve], et il lui a présenté ce qu’il avait entendu d’Abān. Mais [le Prophète] n’en a reconnu qu’une petite partie, environ cinq ou six [hadiths]. »
Rapporté par Ishāq bin Ibrāhīm al-Hanthalī : Ibn al-Mubārak a dit : « Quel homme excellent est Baqiyyah, s’il n’avait pas donné de surnom à Abd ul-Quddūs. »
Rapporté par Ishāq bin Ibrāhīm al-Hanthalī [bin Rāhwayh] : Il a dit : « J’ai entendu un des compagnons de Abd Allah [bin al-Mubārak] dire, Ibn al-Mubārak a dit : ‘Quel homme excellent est Baqiyyah, s’il n’avait pas donné des surnoms à ceux qui étaient connus par leur nom de naissance, et inversement. Longtemps il nous a rapporté d’Abī Sa’īd al-Wuhāthī, puis, en enquêtant, [nous avons découvert qu’]il s’agissait d’Abd ul-Quddūs.’ »
Rapporté par Ahmad bin Yūsuf al-Azdī : Il a dit : « J’ai entendu Abd ar-Razzāq dire : ‘Je n’ai jamais vu Ibn al-Mubārak accuser aussi clairement quelqu’un de “mensonge” sauf envers Abd ul-Quddūs ; en effet, je l’ai entendu lui dire : “Tu es un menteur.”’ »
Rapporté par Abd Allah bin Abd ar-Rahman ad-Dārimī : Il a dit : « J’ai entendu Abū Nu’aym parler d’al-Mu’allā bin Urfān, et [Abū Nu’aym] a dit : [al-Mu’allā] a dit : “Abū Wā’il nous a rapporté, il a dit : ‘Ibn Mas’ūd nous a attaqués le jour de Siffīn.’” Alors Abū Nu’aym a dit : “Penses-tu qu’il ait été ressuscité après sa mort ?” [Ibn Mas’ūd est décédé en 32 ou 33H, plusieurs années avant ce jour-là.] »
Rapporté par Abū Ja’far ad-Dārimī : Bishr bin Umar m’a rapporté : « J’ai interrogé Mālik bin Anas au sujet de Muhammad bin Abd ar-Rahman, qui rapporte de Sa’īd bin al-Musayyib. Il a répondu : “Il n’est pas digne de confiance.” Je l’ai interrogé à propos de Sālih, l’affranchi d’at-Taw’amah, il a dit : “Il n’est pas digne de confiance.” Je l’ai interrogé à propos d’Abūl-Huwayrith, il a dit : “Il n’est pas digne de confiance.” Je l’ai interrogé à propos de Shu’bah, dont Ibn Abī Dhi’b rapporte, il a dit : “Il n’est pas digne de confiance.” Je l’ai interrogé à propos de Harām bin Uthmān, il a dit : “Il n’est pas digne de confiance.” J’ai demandé à Mālik au sujet de ces cinq personnes et il a dit : “Ils ne sont pas dignes de confiance pour les ḥadiths.” Je l’ai interrogé au sujet d’un autre homme dont j’ai oublié le nom, il m’a dit : “L’as-tu vu dans mon livre ?” J’ai répondu : “Non.” Il a dit : “S’il était digne de confiance, tu l’aurais vu dans mon livre.” »
Rapporté par Abū Ja’far ad-Dārimī : Bishr ibn Umar nous a rapporté : J’ai interrogé Mālik ibn Anas au sujet de Muhammad ibn Abd ar-Rahman, qui rapporte d’après Sa’īd ibn al-Musayyib, et il a dit : « Il n’est pas digne de confiance. » Je l’ai interrogé au sujet de Sālih, l’affranchi d’at-Taw’amah, et il a dit : « Il n’est pas digne de confiance. » Je l’ai interrogé au sujet d’Abūl-Huwayrith, et il a dit : « Il n’est pas digne de confiance. » Je l’ai interrogé au sujet de Shu’bah, dont Ibn Abī Dhi’b rapporte, et il a dit : « Il n’est pas digne de confiance. » Je l’ai interrogé au sujet de Harām ibn Uthmān, et il a dit : « Il n’est pas digne de confiance. » J’ai interrogé Mālik à propos de ces cinq personnes et il a dit : « Ils ne sont pas fiables pour les hadiths. » Je lui ai demandé à propos d’un autre homme dont j’ai oublié le nom, et il a dit : « L’as-tu vu dans mon livre ? » J’ai répondu : « Non. » Il a dit : « S’il était digne de confiance, tu l’aurais vu dans mon livre. »
Rapporté par Al-Faḍl ibn Sahl : Yahyā ibn Ma’īn m’a rapporté, Hajjāj nous a rapporté, Ibn Abī Dhi’b nous a rapporté d’après Shurahbīl ibn Sa’d, et il a été accusé [de mensonge concernant les hadiths à la fin de sa vie]
Rapporté par Al-Faḍl bin Sahl : Walīd bin Sālih nous a rapporté, Ubayd Allah bin Amr a dit, Zayd – c’est-à-dire Ibn Abī Unaysah – a dit : « Ne prenez rien de mon frère. »
Rapporté par Al-Faḍl ibn Sahl : Walīd ibn Sālih nous a rapporté, il a dit, Ubayd Allah ibn Amr a dit, Zayd – c’est-à-dire Ibn Abī Unaysah – a dit : « Ne prenez pas [de hadith] de mon frère. »
Rapporté par Ahmad bin Ibrāhīm : Sulaymān bin Harb m’a rapporté, d’après Hammād bin Zayd : Farqad a été mentionné devant Ayyūb, alors il a dit : « En vérité, Farqad n’est pas un compagnon du ḥadith. »
Rapporté par Abd ur-Rahman bin Bishr al-Abdī : J’ai entendu Muhammad bin Abd Allah bin Ubayd bin Umayr al-Laythī être mentionné devant Yahyā bin Sa’īd al-Qattān, alors il l’a fortement critiqué. On a alors demandé à Yahyā : « Est-il plus faible que Ya’qūb bin Atā’ ? » Il a répondu : « Oui. » Puis il a dit : « Je n’ai vu personne rapporter de Muhammad bin Abd Allah bin Ubayd bin Umayr. »
Rapporté par Bishr bin al-Hakam : J’ai entendu Yahyā bin Sa’īd al-Qattān critiquer Hakīm bin Jubayr et Abd al-A’lā ; il a aussi critiqué Yahyā Mūsā bin Dīnār et a dit : « Ses ḥadiths sont du vent – n’écrivez pas les ḥadiths de Ubaydah bin Mu’attib, as-Sarī bin Ismā’īl ou Muhammad bin Sālim. »
حَدَّثَنِي أَبُو خَيْثَمَةَ، زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، عَنْ كَهْمَسٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ بُرَيْدَةَ، عَنْ يَحْيَى بْنِ يَعْمَرَ، ح وَحَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُعَاذٍ الْعَنْبَرِيُّ، - وَهَذَا حَدِيثُهُ - حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا كَهْمَسٌ، عَنِ ابْنِ بُرَيْدَةَ، عَنْ يَحْيَى بْنِ يَعْمَرَ، قَالَ كَانَ أَوَّلَ مَنْ قَالَ فِي الْقَدَرِ بِالْبَصْرَةِ مَعْبَدٌ الْجُهَنِيُّ فَانْطَلَقْتُ أَنَا وَحُمَيْدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْحِمْيَرِيُّ حَاجَّيْنِ أَوْ مُعْتَمِرَيْنِ فَقُلْنَا لَوْ لَقِينَا أَحَدًا مِنْ أَصْحَابِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلْنَاهُ عَمَّا يَقُولُ هَؤُلاَءِ فِي الْقَدَرِ فَوُفِّقَ لَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ دَاخِلاً الْمَسْجِدَ فَاكْتَنَفْتُهُ أَنَا وَصَاحِبِي أَحَدُنَا عَنْ يَمِينِهِ وَالآخَرُ عَنْ شِمَالِهِ فَظَنَنْتُ أَنَّ صَاحِبِي سَيَكِلُ الْكَلاَمَ إِلَىَّ فَقُلْتُ أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ إِنَّهُ قَدْ ظَهَرَ قِبَلَنَا نَاسٌ يَقْرَءُونَ الْقُرْآنَ وَيَتَقَفَّرُونَ الْعِلْمَ - وَذَكَرَ مِنْ شَأْنِهِمْ - وَأَنَّهُمْ يَزْعُمُونَ أَنْ لاَ قَدَرَ وَأَنَّ الأَمْرَ أُنُفٌ . قَالَ فَإِذَا لَقِيتَ أُولَئِكَ فَأَخْبِرْهُمْ أَنِّي بَرِيءٌ مِنْهُمْ وَأَنَّهُمْ بُرَآءُ مِنِّي وَالَّذِي يَحْلِفُ بِهِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ لَوْ أَنَّ لأَحَدِهِمْ مِثْلَ أُحُدٍ ذَهَبًا فَأَنْفَقَهُ مَا قَبِلَ اللَّهُ مِنْهُ حَتَّى يُؤْمِنَ بِالْقَدَرِ ثُمَّ قَالَ حَدَّثَنِي أَبِي عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ قَالَ بَيْنَمَا نَحْنُ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ذَاتَ يَوْمٍ إِذْ طَلَعَ عَلَيْنَا رَجُلٌ شَدِيدُ بَيَاضِ الثِّيَابِ شَدِيدُ سَوَادِ الشَّعَرِ لاَ يُرَى عَلَيْهِ أَثَرُ السَّفَرِ وَلاَ يَعْرِفُهُ مِنَّا أَحَدٌ حَتَّى جَلَسَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَأَسْنَدَ رُكْبَتَيْهِ إِلَى رُكْبَتَيْهِ وَوَضَعَ كَفَّيْهِ عَلَى فَخِذَيْهِ وَقَالَ يَا مُحَمَّدُ أَخْبِرْنِي عَنِ الإِسْلاَمِ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " الإِسْلاَمُ أَنْ تَشْهَدَ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَأَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللَّهِ وَتُقِيمَ الصَّلاَةَ وَتُؤْتِيَ الزَّكَاةَ وَتَصُومَ رَمَضَانَ وَتَحُجَّ الْبَيْتَ إِنِ اسْتَطَعْتَ إِلَيْهِ سَبِيلاً . قَالَ صَدَقْتَ . قَالَ فَعَجِبْنَا لَهُ يَسْأَلُهُ وَيُصَدِّقُهُ . قَالَ فَأَخْبِرْنِي عَنِ الإِيمَانِ . قَالَ " أَنْ تُؤْمِنَ بِاللَّهِ وَمَلاَئِكَتِهِ وَكُتُبِهِ وَرُسُلِهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ وَتُؤْمِنَ بِالْقَدَرِ خَيْرِهِ وَشَرِّهِ " . قَالَ صَدَقْتَ . قَالَ فَأَخْبِرْنِي عَنِ الإِحْسَانِ . قَالَ " أَنْ تَعْبُدَ اللَّهَ كَأَنَّكَ تَرَاهُ فَإِنْ لَمْ تَكُنْ تَرَاهُ فَإِنَّهُ يَرَاكَ " . قَالَ فَأَخْبِرْنِي عَنِ السَّاعَةِ . قَالَ " مَا الْمَسْئُولُ عَنْهَا بِأَعْلَمَ مِنَ السَّائِلِ " . قَالَ فَأَخْبِرْنِي عَنْ أَمَارَتِهَا . قَالَ " أَنْ تَلِدَ الأَمَةُ رَبَّتَهَا وَأَنْ تَرَى الْحُفَاةَ الْعُرَاةَ الْعَالَةَ رِعَاءَ الشَّاءِ يَتَطَاوَلُونَ فِي الْبُنْيَانِ " . قَالَ ثُمَّ انْطَلَقَ فَلَبِثْتُ مَلِيًّا ثُمَّ قَالَ لِي " يَا عُمَرُ أَتَدْرِي مَنِ السَّائِلُ " . قُلْتُ اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ . قَالَ " فَإِنَّهُ جِبْرِيلُ أَتَاكُمْ يُعَلِّمُكُمْ دِينَكُمْ " .
Rapporté par Yahya b. Ya’mur : Le premier homme à avoir parlé du qadr (Décret divin) à Bassora fut Ma’bad al-Juhani. Avec Humaid b. ‘Abdur-Rahman Himyari, nous sommes partis en pèlerinage ou pour la ‘Umrah et nous nous sommes dit : « Si nous rencontrons un Compagnon du Messager d’Allah ﷺ, nous lui demanderons ce qu’il pense du taqdir (Décret divin). » Par hasard, nous avons croisé Abdullah ibn Umar ibn al-Khattab alors qu’il entrait dans la mosquée. Mon compagnon et moi l’avons entouré, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. J’espérais que mon compagnon me laisserait parler, alors j’ai dit : « Abū Abdur Rahman ! Il y a dans notre région des gens qui récitent le Coran et cherchent la connaissance. » Après avoir parlé de leur situation, j’ai ajouté : « Ils prétendent qu’il n’existe pas de Décret divin et que les événements ne sont pas prédestinés. » Il (Abdullah ibn Umar) a dit : « Lorsque vous rencontrez ces gens-là, dites-leur que je n’ai rien à voir avec eux et qu’ils n’ont rien à voir avec moi. En vérité, ils ne partagent en rien ma croyance. » Abdullah ibn Umar a juré par Allah et a dit : « Si l’un d’eux (qui ne croit pas au Décret divin) possédait de l’or équivalent à la montagne de Uhud et le dépensait (pour Allah), Allah ne l’accepterait pas tant qu’il ne croirait pas au Décret divin. » Il a ajouté : « Mon père, Umar ibn al-Khattab, m’a raconté : Un jour, nous étions assis avec le Messager d’Allah ﷺ lorsqu’un homme vêtu de vêtements d’un blanc éclatant, aux cheveux très noirs, est apparu devant nous. On ne voyait aucun signe de voyage sur lui et personne parmi nous ne le connaissait. Il s’est assis devant le Prophète ﷺ, a posé ses genoux contre les siens, a mis ses mains sur ses cuisses et a dit : “Muhammad, informe-moi sur l’islam.” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “L’islam, c’est que tu témoignes qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, que tu accomplisses la prière, que tu verses la zakat, que tu jeûnes le Ramadan et que tu fasses le pèlerinage à la Maison si tu en as les moyens.” L’homme a dit : “Tu as dit vrai.” Umar ibn al-Khattab a dit : “Cela nous a étonnés qu’il pose la question puis confirme lui-même la réponse.” L’homme a dit : “Informe-moi sur la foi (iman).” Le Prophète ﷺ a répondu : “C’est que tu croies en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, au Jour du Jugement et que tu croies au Décret divin, qu’il soit bon ou mauvais.” L’homme a dit : “Tu as dit vrai.” Il a encore dit : “Informe-moi sur l’excellence (ihsan).” Le Prophète ﷺ a dit : “C’est que tu adores Allah comme si tu Le voyais, car même si tu ne Le vois pas, Lui te voit.” L’homme a encore dit : “Informe-moi sur l’Heure (du Jugement).” Le Prophète ﷺ a répondu : “Celui qui est interrogé n’en sait pas plus que celui qui interroge.” L’homme a dit : “Dis-moi quelques-uns de ses signes.” Le Prophète ﷺ a dit : “Quand la servante donnera naissance à sa maîtresse, et que tu verras les pieds-nus, pauvres bergers rivaliser dans la construction de hauts bâtiments.” Umar ibn al-Khattab a dit : “Puis l’homme est parti, mais je suis resté un moment avec le Prophète ﷺ. Il m’a alors dit : ‘Umar, sais-tu qui était cet homme ?’ J’ai répondu : ‘Allah et Son Messager le savent mieux.’ Le Prophète ﷺ a dit : ‘C’était Gabriel. Il est venu vous enseigner votre religion.’ »
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ عُبَيْدٍ الْغُبَرِيُّ، وَأَبُو كَامِلٍ الْجَحْدَرِيُّ وَأَحْمَدُ بْنُ عَبْدَةَ قَالُوا حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ مَطَرٍ الْوَرَّاقِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ بُرَيْدَةَ، عَنْ يَحْيَى بْنِ يَعْمَرَ، قَالَ لَمَّا تَكَلَّمَ مَعْبَدٌ بِمَا تَكَلَّمَ بِهِ فِي شَأْنِ الْقَدَرِ أَنْكَرْنَا ذَلِكَ . قَالَ فَحَجَجْتُ أَنَا وَحُمَيْدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْحِمْيَرِيُّ حِجَّةً . وَسَاقُوا الْحَدِيثَ بِمَعْنَى حَدِيثِ كَهْمَسٍ وَإِسْنَادِهِ . وَفِيهِ بَعْضُ زِيَادَةٍ وَنُقْصَانُ أَحْرُفٍ .
Rapporté par Yahya b. Ya’mur : Lorsque Ma’bad a discuté du problème du Décret divin, nous l’avons réfuté. Le narrateur dit : « Humaid b. Abdur-Rahman Himyari et moi avons discuté. » Ils ont poursuivi la conversation à propos du sens du hadith rapporté par Kahmas et de sa chaîne de transmission, avec quelques variations dans les mots
وَحَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ حَاتِمٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ الْقَطَّانُ، حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ غِيَاثٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ بُرَيْدَةَ، عَنْ يَحْيَى بْنِ يَعْمَرَ، وَحُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، قَالاَ لَقِينَا عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ فَذَكَرْنَا الْقَدَرَ وَمَا يَقُولُونَ فِيهِ . فَاقْتَصَّ الْحَدِيثَ كَنَحْوِ حَدِيثِهِمْ عَنْ عُمَرَ - رضى الله عنه - عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَفِيهِ شَىْءٌ مِنْ زِيَادَةٍ وَقَدْ نَقَصَ مِنْهُ شَيْئًا .
Rapporté par Yahya b. Ya’mur et Humaid b. ‘Abdur-Rahman : Ils ont dit : « Nous avons rencontré Abdullah b. ‘Umar et nous avons discuté du Décret divin et de ce qu’ils en disaient, et il a rapporté le hadith transmis par ‘Umar رضي الله عنه du Messager ﷺ. Il y a une légère différence dans le récit. »
وَحَدَّثَنِي حَجَّاجُ بْنُ الشَّاعِرِ، حَدَّثَنَا يُونُسُ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا الْمُعْتَمِرُ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ يَحْيَى بْنِ يَعْمَرَ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، عَنْ عُمَرَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِنَحْوِ حَدِيثِهِمْ .
Le même hadith est rapporté par une autre chaîne de transmission
وَحَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَزُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، جَمِيعًا عَنِ ابْنِ عُلَيَّةَ، قَالَ زُهَيْرٌ حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ أَبِي حَيَّانَ، عَنْ أَبِي زُرْعَةَ بْنِ عَمْرِو بْنِ جَرِيرٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمًا بَارِزًا لِلنَّاسِ فَأَتَاهُ رَجُلٌ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا الإِيمَانُ قَالَ " أَنْ تُؤْمِنَ بِاللَّهِ وَمَلاَئِكَتِهِ وَكِتَابِهِ وَلِقَائِهِ وَرُسُلِهِ وَتُؤْمِنَ بِالْبَعْثِ الآخِرِ " . قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا الإِسْلاَمُ قَالَ " الإِسْلاَمُ أَنْ تَعْبُدَ اللَّهَ وَلاَ تُشْرِكَ بِهِ شَيْئًا وَتُقِيمَ الصَّلاَةَ الْمَكْتُوبَةَ وَتُؤَدِّيَ الزَّكَاةَ الْمَفْرُوضَةَ وَتَصُومَ رَمَضَانَ " . قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا الإِحْسَانُ قَالَ " أَنْ تَعْبُدَ اللَّهَ كَأَنَّكَ تَرَاهُ فَإِنَّكَ إِنْ لاَ تَرَاهُ فَإِنَّهُ يَرَاكَ " . قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَتَى السَّاعَةُ قَالَ " مَا الْمَسْئُولُ عَنْهَا بِأَعْلَمَ مِنَ السَّائِلِ وَلَكِنْ سَأُحَدِّثُكَ عَنْ أَشْرَاطِهَا إِذَا وَلَدَتِ الأَمَةُ رَبَّهَا فَذَاكَ مِنْ أَشْرَاطِهَا وَإِذَا كَانَتِ الْعُرَاةُ الْحُفَاةُ رُءُوسَ النَّاسِ فَذَاكَ مِنْ أَشْرَاطِهَا وَإِذَا تَطَاوَلَ رِعَاءُ الْبَهْمِ فِي الْبُنْيَانِ فَذَاكَ مِنْ أَشْرَاطِهَا فِي خَمْسٍ لاَ يَعْلَمُهُنَّ إِلاَّ اللَّهُ " . ثُمَّ تَلاَ صلى الله عليه وسلم { إِنَّ اللَّهَ عِنْدَهُ عِلْمُ السَّاعَةِ وَيُنَزِّلُ الْغَيْثَ وَيَعْلَمُ مَا فِي الأَرْحَامِ وَمَا تَدْرِي نَفْسٌ مَاذَا تَكْسِبُ غَدًا وَمَا تَدْرِي نَفْسٌ بِأَىِّ أَرْضٍ تَمُوتُ إِنَّ اللَّهَ عَلِيمٌ خَبِيرٌ} " . قَالَ ثُمَّ أَدْبَرَ الرَّجُلُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " رُدُّوا عَلَىَّ الرَّجُلَ " . فَأَخَذُوا لِيَرُدُّوهُ فَلَمْ يَرَوْا شَيْئًا . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هَذَا جِبْرِيلُ جَاءَ لِيُعَلِّمَ النَّاسَ دِينَهُمْ " .
Rapporté par Abū Huraira رضي الله عنه : Un jour, le Messager d’Allah ﷺ est apparu devant les gens. Un homme est venu vers lui et a dit : « Prophète d’Allah, qu’est-ce que la foi (iman) ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « C’est que tu crois en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Sa rencontre, en Ses Messagers et que tu crois à la Résurrection après la mort. » L’homme a dit : « Messager d’Allah, qu’est-ce que l’islam ? » Il a répondu : « L’islam, c’est que tu adores Allah sans rien Lui associer, que tu accomplisses la prière obligatoire, que tu verses la zakat obligatoire et que tu jeûnes le Ramadan. » L’homme a dit : « Messager d’Allah, qu’est-ce que l’excellence (ihsan) ? » Il a répondu : « C’est que tu adores Allah comme si tu Le voyais, et même si tu ne Le vois pas, Lui te voit. » L’homme a dit : « Messager d’Allah, quand aura lieu l’Heure (du Jugement) ? » Il a répondu : « Celui qui est interrogé n’en sait pas plus que celui qui interroge, mais je vais te citer quelques-uns de ses signes : quand la servante donnera naissance à son maître, quand les pieds-nus et démunis deviendront les chefs du peuple, quand les bergers de chameaux noirs rivaliseront dans la construction de bâtiments : cela fait partie de ses signes. (L’Heure) fait partie des cinq choses que seul Allah connaît. » Puis il a récité : « En vérité, la connaissance de l’Heure est auprès d’Allah seul. C’est Lui qui fait descendre la pluie, qui sait ce qu’il y a dans les matrices. Nul ne sait ce qu’il gagnera demain, et nul ne sait dans quelle terre il mourra. Allah est certes Omniscient, Parfaitement Connaisseur. » Abū Huraira رضي الله عنه a dit : L’homme s’est alors levé et est parti. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ramenez-moi cet homme. » Ils sont partis le chercher, mais ils n’ont rien trouvé. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « C’était Gabriel, venu enseigner la religion aux gens. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بِشْرٍ، حَدَّثَنَا أَبُو حَيَّانَ التَّيْمِيُّ، بِهَذَا الإِسْنَادِ مِثْلَهُ غَيْرَ أَنَّ فِي رِوَايَتِهِ " إِذَا وَلَدَتِ الأَمَةُ بَعْلَهَا " يَعْنِي السَّرَارِيَّ .
Ce hadith nous est rapporté par Muhammad b. ‘Abdullah b. Numair, d’après Muhammad b. Bishr, d’après Abd Hayyan al-Taymi, avec la différence que dans cette version, au lieu de « Iza Waladat al’amah rabbaha », il est dit : « Iza Waladat al’amah Ba’laha », c’est-à-dire : « quand la servante donnera naissance à son maître. »
حَدَّثَنِي زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ عُمَارَةَ، - وَهُوَ ابْنُ الْقَعْقَاعِ - عَنْ أَبِي زُرْعَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " سَلُونِي " فَهَابُوهُ أَنْ يَسْأَلُوهُ . فَجَاءَ رَجُلٌ فَجَلَسَ عِنْدَ رُكْبَتَيْهِ . فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا الإِسْلاَمُ قَالَ " لاَ تُشْرِكُ بِاللَّهِ شَيْئًا وَتُقِيمُ الصَّلاَةَ وَتُؤْتِي الزَّكَاةَ وَتَصُومُ رَمَضَانَ " . قَالَ صَدَقْتَ . قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا الإِيمَانُ قَالَ " أَنْ تُؤْمِنَ بِاللَّهِ وَمَلاَئِكَتِهِ وَكِتَابِهِ وَلِقَائِهِ وَرُسُلِهِ وَتُؤْمِنَ بِالْبَعْثِ وَتُؤْمِنَ بِالْقَدَرِ كُلِّهِ " . قَالَ صَدَقْتَ . قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا الإِحْسَانُ قَالَ " أَنْ تَخْشَى اللَّهَ كَأَنَّكَ تَرَاهُ فَإِنَّكَ إِنْ لاَ تَكُنْ تَرَاهُ فَإِنَّهُ يَرَاكَ " . قَالَ صَدَقْتَ . قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَتَى تَقُومُ السَّاعَةُ قَالَ " مَا الْمَسْئُولُ عَنْهَا بِأَعْلَمَ مِنَ السَّائِلِ وَسَأُحَدِّثُكَ عَنْ أَشْرَاطِهَا إِذَا رَأَيْتَ الْمَرْأَةَ تَلِدُ رَبَّهَا فَذَاكَ مِنْ أَشْرَاطِهَا وَإِذَا رَأَيْتَ الْحُفَاةَ الْعُرَاةَ الصُّمَّ الْبُكْمَ مُلُوكَ الأَرْضِ فَذَاكَ مِنْ أَشْرَاطِهَا وَإِذَا رَأَيْتَ رِعَاءَ الْبَهْمِ يَتَطَاوَلُونَ فِي الْبُنْيَانِ فَذَاكَ مِنْ أَشْرَاطِهَا فِي خَمْسٍ مِنَ الْغَيْبِ لاَ يَعْلَمُهُنَّ إِلاَّ اللَّهُ " . ثُمَّ قَرَأَ { إِنَّ اللَّهَ عِنْدَهُ عِلْمُ السَّاعَةِ وَيُنَزِّلُ الْغَيْثَ وَيَعْلَمُ مَا فِي الأَرْحَامِ وَمَا تَدْرِي نَفْسٌ مَاذَا تَكْسِبُ غَدًا وَمَا تَدْرِي نَفْسٌ بِأَىِّ أَرْضٍ تَمُوتُ إِنَّ اللَّهَ عَلِيمٌ خَبِيرٌ} قَالَ ثُمَّ قَامَ الرَّجُلُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " رُدُّوهُ عَلَىَّ " فَالْتُمِسَ فَلَمْ يَجِدُوهُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هَذَا جِبْرِيلُ أَرَادَ أَنْ تَعَلَّمُوا إِذْ لَمْ تَسْأَلُوا " .
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Interrogez-moi (sur les questions religieuses). » Mais les Compagnons n’osaient pas lui poser de questions. Un homme est alors venu, s’est assis près de ses genoux et a dit : « Ô Messager d’Allah, qu’est-ce que l’islam ? » Il a répondu : « C’est de n’associer rien à Allah, d’accomplir la prière, de donner la zakat et de jeûner le Ramadan. » L’homme a dit : « Tu as dit vrai. » Il a demandé : « Ô Messager d’Allah, qu’est-ce que la foi (iman) ? » Il a répondu : « C’est de croire en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Sa rencontre, en Ses messagers, de croire à la Résurrection et au destin (qadr) dans son ensemble. » L’homme a dit : « Tu as dit vrai. » Il a demandé : « Ô Messager d’Allah, qu’est-ce que l’excellence (ihsan) ? » Il a répondu : « C’est d’adorer Allah comme si tu Le voyais, car même si tu ne Le vois pas, Lui te voit. » L’homme a dit : « Tu as dit vrai. » Il a demandé : « Quand viendra l’Heure (du Jugement) ? » Il a répondu : « Celui qui est interrogé n’en sait pas plus que celui qui interroge. Je vais cependant te raconter quelques-uns de ses signes : lorsque tu verras une esclave donner naissance à sa maîtresse, c’est un de ses signes. Lorsque tu verras les pieds nus, nus, sourds et muets (ignorants et pauvres) devenir les chefs de la terre, c’est un de ses signes. Lorsque tu verras les bergers de chameaux noirs rivaliser dans la construction de bâtiments, c’est un de ses signes. L’Heure fait partie des cinq choses de l’inconnaissable, que seul Allah connaît. » Puis il a récité : « En vérité, la connaissance de l’Heure est auprès d’Allah seul. C’est Lui qui fait descendre la pluie et qui sait ce qu’il y a dans les matrices. Nul ne sait ce qu’il acquerra demain, et nul ne sait dans quelle terre il mourra. Allah est Omniscient, Parfaitement Connaisseur. » (Coran 31:34) Abu Huraira a dit : L’homme s’est alors levé et est parti. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ramenez-le-moi. » On l’a cherché, mais on ne l’a pas trouvé. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « C’était Gabriel, il est venu vous enseigner votre religion, car vous n’osiez pas poser de questions. »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدِ بْنِ جَمِيلِ بْنِ طَرِيفِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ الثَّقَفِيُّ، عَنْ مَالِكِ بْنِ أَنَسٍ، - فِيمَا قُرِئَ عَلَيْهِ - عَنْ أَبِي سُهَيْلٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ سَمِعَ طَلْحَةَ بْنَ عُبَيْدِ اللَّهِ، يَقُولُ جَاءَ رَجُلٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ أَهْلِ نَجْدٍ ثَائِرُ الرَّأْسِ نَسْمَعُ دَوِيَّ صَوْتِهِ وَلاَ نَفْقَهُ مَا يَقُولُ حَتَّى دَنَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَإِذَا هُوَ يَسْأَلُ عَنِ الإِسْلاَمِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " خَمْسُ صَلَوَاتٍ فِي الْيَوْمِ وَاللَّيْلَةِ " . فَقَالَ هَلْ عَلَىَّ غَيْرُهُنَّ قَالَ " لاَ . إِلاَّ أَنْ تَطَّوَّعَ وَصِيَامُ شَهْرِ رَمَضَانَ " . فَقَالَ هَلْ عَلَىَّ غَيْرُهُ فَقَالَ " لاَ . إِلاَّ أَنْ تَطَّوَّعَ " . وَذَكَرَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الزَّكَاةَ فَقَالَ هَلْ عَلَىَّ غَيْرُهَا قَالَ " لاَ . إِلاَّ أَنْ تَطَّوَّعَ " قَالَ فَأَدْبَرَ الرَّجُلُ وَهُوَ يَقُولُ وَاللَّهِ لاَ أَزِيدُ عَلَى هَذَا وَلاَ أَنْقُصُ مِنْهُ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَفْلَحَ إِنْ صَدَقَ " .
Rapporté par Talha b. ‘Ubaidullah رضي الله عنه : Un homme aux cheveux ébouriffés, originaire du Najd, est venu voir le Messager d’Allah ﷺ. Nous entendions le bourdonnement de sa voix sans comprendre ce qu’il disait, jusqu’à ce qu’il s’approche du Prophète ﷺ. Nous avons alors compris qu’il posait des questions sur l’islam. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Cinq prières chaque jour et chaque nuit. » L’homme a demandé : « Suis-je obligé d’en faire d’autres que celles-là ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Non, sauf si tu fais des prières volontaires. » Et le jeûne du Ramadan. L’homme a demandé : « Suis-je obligé de faire autre chose que cela ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Non, sauf ce que tu fais de toi-même, volontairement. » Puis le Messager d’Allah ﷺ lui a parlé de la zakat. L’homme a demandé : « Suis-je obligé de donner autre chose que cela ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Non, sauf ce que tu donnes volontairement. » L’homme est alors reparti en disant : « Je n’ajouterai rien à cela et je n’en diminuerai rien. » Le Prophète ﷺ a dit : « Il a réussi, s’il est sincère dans ce qu’il affirme. »

