حَدَّثَنَا آدَمُ، قَالَ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ الأَصْبَهَانِيِّ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا صَالِحٍ، ذَكْوَانَ يُحَدِّثُ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ،. قَالَتِ النِّسَاءُ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم غَلَبَنَا عَلَيْكَ الرِّجَالُ، فَاجْعَلْ لَنَا يَوْمًا مِنْ نَفْسِكَ. فَوَعَدَهُنَّ يَوْمًا لَقِيَهُنَّ فِيهِ، فَوَعَظَهُنَّ وَأَمَرَهُنَّ، فَكَانَ فِيمَا قَالَ لَهُنَّ " مَا مِنْكُنَّ امْرَأَةٌ تُقَدِّمُ ثَلاَثَةً مِنْ وَلَدِهَا إِلاَّ كَانَ لَهَا حِجَابًا مِنَ النَّارِ ". فَقَالَتِ امْرَأَةٌ وَاثْنَيْنِ فَقَالَ " وَاثْنَيْنِ ".
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Des femmes ont demandé au Prophète (ﷺ) de fixer un jour pour elles, car les hommes prenaient tout son temps. Il leur a donc promis un jour pour des leçons et des recommandations religieuses. Lors d’une de ces séances, le Prophète a dit : « Une femme dont trois enfants meurent sera protégée par eux du feu de l’Enfer. » Une femme a demandé : « Et si seulement deux meurent ? » Il a répondu : « Même deux la protégeront du feu de l’Enfer. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، قَالَ حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، قَالَ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الأَصْبَهَانِيِّ، عَنْ ذَكْوَانَ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِهَذَا. وَعَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الأَصْبَهَانِيِّ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا حَازِمٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ " ثَلاَثَةً لَمْ يَبْلُغُوا الْحِنْثَ ".
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Comme ci-dessus (les sous-narrateurs sont différents). Abu Huraira a précisé que les trois enfants mentionnés dans le hadith précédent n’avaient pas atteint l’âge de commettre des péchés (c’est-à-dire la puberté)
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي مَرْيَمَ، قَالَ أَخْبَرَنَا نَافِعُ بْنُ عُمَرَ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ أَبِي مُلَيْكَةَ، أَنَّ عَائِشَةَ، زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم كَانَتْ لاَ تَسْمَعُ شَيْئًا لاَ تَعْرِفُهُ إِلاَّ رَاجَعَتْ فِيهِ حَتَّى تَعْرِفَهُ، وَأَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ حُوسِبَ عُذِّبَ ". قَالَتْ عَائِشَةُ فَقُلْتُ أَوَ لَيْسَ يَقُولُ اللَّهُ تَعَالَى {فَسَوْفَ يُحَاسَبُ حِسَابًا يَسِيرًا} قَالَتْ فَقَالَ " إِنَّمَا ذَلِكَ الْعَرْضُ، وَلَكِنْ مَنْ نُوقِشَ الْحِسَابَ يَهْلِكْ ".
Rapporté par Ibn Abu Mulaika : Chaque fois que `Aisha (l’épouse du Prophète) entendait quelque chose qu’elle ne comprenait pas, elle posait des questions jusqu’à ce qu’elle comprenne parfaitement. `Aisha a dit : « Un jour, le Prophète (ﷺ) a dit : “Quiconque sera interrogé sur ses actes le Jour de la Résurrection sera sûrement puni.” J’ai dit : “Allah ne dit-Il pas : ‘Il recevra un compte facile’ (84:8) ?” Le Prophète (ﷺ) a répondu : “Cela signifie seulement la présentation des comptes, mais celui dont les comptes seront discutés sera certainement perdu.” »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، قَالَ حَدَّثَنِي اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي سَعِيدٌ، عَنْ أَبِي شُرَيْحٍ، أَنَّهُ قَالَ لِعَمْرِو بْنِ سَعِيدٍ وَهْوَ يَبْعَثُ الْبُعُوثَ إِلَى مَكَّةَ ائْذَنْ لِي أَيُّهَا الأَمِيرُ أُحَدِّثْكَ قَوْلاً قَامَ بِهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الْغَدَ مِنْ يَوْمِ الْفَتْحِ، سَمِعَتْهُ أُذُنَاىَ وَوَعَاهُ قَلْبِي، وَأَبْصَرَتْهُ عَيْنَاىَ، حِينَ تَكَلَّمَ بِهِ، حَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ ثُمَّ قَالَ " إِنَّ مَكَّةَ حَرَّمَهَا اللَّهُ، وَلَمْ يُحَرِّمْهَا النَّاسُ، فَلاَ يَحِلُّ لاِمْرِئٍ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ أَنْ يَسْفِكَ بِهَا دَمًا، وَلاَ يَعْضِدَ بِهَا شَجَرَةً، فَإِنْ أَحَدٌ تَرَخَّصَ لِقِتَالِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِيهَا فَقُولُوا إِنَّ اللَّهَ قَدْ أَذِنَ لِرَسُولِهِ، وَلَمْ يَأْذَنْ لَكُمْ. وَإِنَّمَا أَذِنَ لِي فِيهَا سَاعَةً مِنْ نَهَارٍ، ثُمَّ عَادَتْ حُرْمَتُهَا الْيَوْمَ كَحُرْمَتِهَا بِالأَمْسِ، وَلْيُبَلِّغِ الشَّاهِدُ الْغَائِبَ ". فَقِيلَ لأَبِي شُرَيْحٍ مَا قَالَ عَمْرٌو قَالَ أَنَا أَعْلَمُ مِنْكَ يَا أَبَا شُرَيْحٍ، لاَ يُعِيذُ عَاصِيًا، وَلاَ فَارًّا بِدَمٍ، وَلاَ فَارًّا بِخَرْبَةٍ.
Rapporté par Sa`id : Abu Shuraih a dit : « Quand `Amr bin Sa`id envoyait des troupes à La Mecque (pour combattre `Abdullah bin Az-Zubair), je lui ai dit : ‘Ô chef ! Permets-moi de te rapporter ce que le Prophète (ﷺ) a dit le lendemain de la conquête de La Mecque. Mes oreilles l’ont entendu, mon cœur l’a compris, et je l’ai vu de mes propres yeux quand il l’a dit. Il a glorifié et loué Allah, puis il a dit : “Allah, et non les gens, a fait de La Mecque un sanctuaire. Donc, quiconque croit en Allah et au Jour Dernier (c’est-à-dire un musulman) ne doit ni y verser de sang ni y couper les arbres. Si quelqu’un prétend que le combat est permis à La Mecque parce que le Messager d’Allah (ﷺ) y a combattu, dis-lui qu’Allah a donné la permission à Son Prophète, mais pas à toi. Le Prophète (ﷺ) a ajouté : Allah ne m’a permis cela que pour quelques heures ce jour-là (de la conquête), et aujourd’hui (maintenant) sa sainteté est la même qu’avant. Il incombe donc à ceux qui sont présents de transmettre cette information à ceux qui sont absents.”’ On a demandé à Abu Shuraih : “Qu’a répondu `Amr ?” Il a dit que `Amr a répondu : “Ô Abu Shuraih ! Je sais mieux que toi à ce sujet. La Mecque ne protège pas celui qui désobéit (à Allah) ou qui cherche à commettre un meurtre ou un vol et se réfugie à La Mecque.” »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ الْوَهَّابِ، قَالَ حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ مُحَمَّدٍ، عَنِ ابْنِ أَبِي بَكْرَةَ، عَنْ أَبِي بَكْرَةَ، ذُكِرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " فَإِنَّ دِمَاءَكُمْ وَأَمْوَالَكُمْ ـ قَالَ مُحَمَّدٌ وَأَحْسِبُهُ قَالَ وَأَعْرَاضَكُمْ ـ عَلَيْكُمْ حَرَامٌ كَحُرْمَةِ يَوْمِكُمْ هَذَا فِي شَهْرِكُمْ هَذَا، أَلاَ لِيُبَلِّغِ الشَّاهِدُ مِنْكُمُ الْغَائِبَ ". وَكَانَ مُحَمَّدٌ يَقُولُ صَدَقَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ ذَلِكَ " أَلاَ هَلْ بَلَّغْتُ " مَرَّتَيْنِ.
Rapporté par Abu Bakra : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Sans aucun doute, votre sang, vos biens, — le sous-narrateur Muhammad pense qu’Abu Bakra a aussi mentionné — et votre honneur (chasteté), sont sacrés les uns pour les autres, tout comme la sainteté de ce jour dans ce mois-ci. Il incombe à ceux qui sont présents d’informer ceux qui sont absents. » (Muhammad, le sous-narrateur, disait : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit la vérité. ») Le Prophète (ﷺ) a répété deux fois : « Sans aucun doute ! N’ai-je pas transmis le message d’Allah ? »
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ الْجَعْدِ، قَالَ أَخْبَرَنَا شُعْبَةُ، قَالَ أَخْبَرَنِي مَنْصُورٌ، قَالَ سَمِعْتُ رِبْعِيَّ بْنَ حِرَاشٍ، يَقُولُ سَمِعْتُ عَلِيًّا، يَقُولُ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لاَ تَكْذِبُوا عَلَىَّ، فَإِنَّهُ مَنْ كَذَبَ عَلَىَّ فَلْيَلِجِ النَّارَ ".
Rapporté par `Ali : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne dites pas de mensonge à mon sujet, car celui qui ment intentionnellement sur moi entrera sûrement dans le feu de l’Enfer. »
حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، قَالَ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ جَامِعِ بْنِ شَدَّادٍ، عَنْ عَامِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ قُلْتُ لِلزُّبَيْرِ إِنِّي لاَ أَسْمَعُكَ تُحَدِّثُ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَمَا يُحَدِّثُ فُلاَنٌ وَفُلاَنٌ. قَالَ أَمَا إِنِّي لَمْ أُفَارِقْهُ وَلَكِنْ سَمِعْتُهُ يَقُولُ " مَنْ كَذَبَ عَلَىَّ فَلْيَتَبَوَّأْ مَقْعَدَهُ مِنَ النَّارِ ".
Rapporté par `Abdullah bin Az-Zubair : J’ai dit à mon père : « Je n’entends pas de ta part de récits (hadiths) du Messager d’Allah comme j’en entends de la part d’autres personnes. » Az-Zubair a répondu : « J’étais toujours avec lui (le Prophète) et je l’ai entendu dire : “Celui qui ment intentionnellement à mon sujet, qu’il prenne sa place en Enfer.” »
حَدَّثَنَا أَبُو مَعْمَرٍ، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ، قَالَ أَنَسٌ إِنَّهُ لَيَمْنَعُنِي أَنْ أُحَدِّثَكُمْ حَدِيثًا كَثِيرًا أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ تَعَمَّدَ عَلَىَّ كَذِبًا فَلْيَتَبَوَّأْ مَقْعَدَهُ مِنَ النَّارِ ".
Rapporté par Anas : Ce qui m’empêche de vous rapporter beaucoup de hadiths, c’est que le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui ment intentionnellement à mon sujet, qu’il prenne sa place en Enfer. »
حَدَّثَنَا مَكِّيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، قَالَ حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ أَبِي عُبَيْدٍ، عَنْ سَلَمَةَ، قَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " مَنْ يَقُلْ عَلَىَّ مَا لَمْ أَقُلْ فَلْيَتَبَوَّأْ مَقْعَدَهُ مِنَ النَّارِ ".
Rapporté par Salama : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Celui qui me prête intentionnellement des paroles que je n’ai pas dites, qu’il prenne sa place en Enfer. »
حَدَّثَنَا مُوسَى، قَالَ حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ أَبِي حَصِينٍ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " تَسَمَّوْا بِاسْمِي وَلاَ تَكْتَنُوا بِكُنْيَتِي، وَمَنْ رَآنِي فِي الْمَنَامِ فَقَدْ رَآنِي، فَإِنَّ الشَّيْطَانَ لاَ يَتَمَثَّلُ فِي صُورَتِي، وَمَنْ كَذَبَ عَلَىَّ مُتَعَمِّدًا فَلْيَتَبَوَّأْ مَقْعَدَهُ مِنَ النَّارِ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Donnez-vous mon nom (appelez-vous par mon nom), mais ne prenez pas mon surnom (Kunya), c’est-à-dire Abul Qasim. Et celui qui me voit en rêve m’a vraiment vu, car Satan ne peut pas prendre mon apparence. Et celui qui ment intentionnellement à mon sujet, qu’il prenne sa place en Enfer. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَلاَمٍ، قَالَ أَخْبَرَنَا وَكِيعٌ، عَنْ سُفْيَانَ، عَنْ مُطَرِّفٍ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، عَنْ أَبِي جُحَيْفَةَ، قَالَ قُلْتُ لِعَلِيٍّ هَلْ عِنْدَكُمْ كِتَابٌ قَالَ لاَ، إِلاَّ كِتَابُ اللَّهِ، أَوْ فَهْمٌ أُعْطِيَهُ رَجُلٌ مُسْلِمٌ، أَوْ مَا فِي هَذِهِ الصَّحِيفَةِ. قَالَ قُلْتُ فَمَا فِي هَذِهِ الصَّحِيفَةِ قَالَ الْعَقْلُ، وَفَكَاكُ الأَسِيرِ، وَلاَ يُقْتَلُ مُسْلِمٌ بِكَافِرٍ.
Rapporté par Ash-Shu`bi : Abu Juhaifa a dit : « J’ai demandé à `Ali : ‘As-tu un livre révélé au Prophète (ﷺ) en dehors du Coran ?’ `Ali a répondu : ‘Non, à part le Livre d’Allah, ou la compréhension qu’Allah accorde à un musulman, ou ce qui est écrit sur ce feuillet que j’ai.’ Abu Juhaifa a demandé : ‘Qu’est-ce qui est écrit sur ce feuillet ?’ `Ali a répondu : Il s’agit de la Diyya (compensation versée par le tueur à la famille de la victime), de la rançon pour libérer les captifs des mains des ennemis, et de la règle selon laquelle aucun musulman ne doit être tué en représailles pour avoir tué un non-musulman. »
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ الْفَضْلُ بْنُ دُكَيْنٍ، قَالَ حَدَّثَنَا شَيْبَانُ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ خُزَاعَةَ، قَتَلُوا رَجُلاً مِنْ بَنِي لَيْثٍ عَامَ فَتْحِ مَكَّةَ بِقَتِيلٍ مِنْهُمْ قَتَلُوهُ، فَأُخْبِرَ بِذَلِكَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَرَكِبَ رَاحِلَتَهُ، فَخَطَبَ فَقَالَ " إِنَّ اللَّهَ حَبَسَ عَنْ مَكَّةَ الْقَتْلَ ـ أَوِ الْفِيلَ شَكَّ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ ـ وَسَلَّطَ عَلَيْهِمْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَالْمُؤْمِنِينَ، أَلاَ وَإِنَّهَا لَمْ تَحِلَّ لأَحَدٍ قَبْلِي، وَلاَ تَحِلُّ لأَحَدٍ بَعْدِي أَلاَ وَإِنَّهَا حَلَّتْ لِي سَاعَةً مِنْ نَهَارٍ، أَلاَ وَإِنَّهَا سَاعَتِي هَذِهِ حَرَامٌ، لاَ يُخْتَلَى شَوْكُهَا، وَلاَ يُعْضَدُ شَجَرُهَا، وَلاَ تُلْتَقَطُ سَاقِطَتُهَا إِلاَّ لِمُنْشِدٍ، فَمَنْ قُتِلَ فَهُوَ بِخَيْرِ النَّظَرَيْنِ إِمَّا أَنْ يُعْقَلَ، وَإِمَّا أَنْ يُقَادَ أَهْلُ الْقَتِيلِ ". فَجَاءَ رَجُلٌ مِنْ أَهْلِ الْيَمَنِ فَقَالَ اكْتُبْ لِي يَا رَسُولَ اللَّهِ. فَقَالَ " اكْتُبُوا لأَبِي فُلاَنٍ ". فَقَالَ رَجُلٌ مِنْ قُرَيْشٍ إِلاَّ الإِذْخِرَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، فَإِنَّا نَجْعَلُهُ فِي بُيُوتِنَا وَقُبُورِنَا. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِلاَّ الإِذْخِرَ، إِلاَّ الإِذْخِرَ ". قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ يُقَالُ يُقَادُ بِالْقَافِ. فَقِيلَ لأَبِي عَبْدِ اللَّهِ أَىُّ شَىْءٍ كَتَبَ لَهُ قَالَ كَتَبَ لَهُ هَذِهِ الْخُطْبَةَ.
Rapporté par Abu Huraira : L’année de la conquête de La Mecque, la tribu de Khuza`a a tué un homme de la tribu de Bani Laith pour venger un des leurs. Ils ont informé le Prophète (ﷺ) de cela. Il est alors monté sur sa chamelle et a dit aux gens : « Allah a empêché le meurtre à La Mecque. » (Le sous-narrateur hésite si le Prophète (ﷺ) a dit “éléphant” ou “meurtre”, car les mots arabes se ressemblent beaucoup), mais Il (Allah) a permis à Son Messager et aux croyants de vaincre les infidèles de La Mecque. Attention ! (La Mecque est un sanctuaire.) En vérité, combattre à La Mecque n’a jamais été permis à personne avant moi, et ne le sera à personne après moi. Cela (la guerre) m’a été autorisé seulement quelques heures ce jour-là. Sachez qu’en ce moment, c’est un sanctuaire : il n’est pas permis d’arracher ses buissons épineux, ni ses arbres, ni de ramasser ses objets perdus sauf si c’est pour rechercher le propriétaire (en l’annonçant publiquement). Et si quelqu’un est tué, alors son plus proche parent a le droit de choisir entre le prix du sang (Diyya) ou la vengeance (faire tuer le meurtrier). Pendant ce temps, un homme du Yémen est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Fais écrire cela pour moi. » Le Prophète (ﷺ) a ordonné à ses compagnons de l’écrire pour lui. Puis un homme de Quraish a dit : « Sauf l’Al-Idhkhir (une herbe odorante), ô Messager d’Allah (ﷺ), car nous l’utilisons dans nos maisons et nos tombes. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Sauf l’Al-Idhkhir, c’est-à-dire que l’Al-Idhkhir est permis d’être cueilli. »
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ حَدَّثَنَا عَمْرٌو، قَالَ أَخْبَرَنِي وَهْبُ بْنُ مُنَبِّهٍ، عَنْ أَخِيهِ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا هُرَيْرَةَ، يَقُولُ مَا مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَحَدٌ أَكْثَرَ حَدِيثًا عَنْهُ مِنِّي، إِلاَّ مَا كَانَ مِنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو فَإِنَّهُ كَانَ يَكْتُبُ وَلاَ أَكْتُبُ. تَابَعَهُ مَعْمَرٌ عَنْ هَمَّامٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ.
Rapporté par Abu Huraira : Aucun compagnon du Prophète (ﷺ) n’a rapporté plus de hadiths que moi, sauf `Abdullah bin `Amr (bin Al-`As) qui les écrivait, alors que moi je ne le faisais pas
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سُلَيْمَانَ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ وَهْبٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ لَمَّا اشْتَدَّ بِالنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَجَعُهُ قَالَ " ائْتُونِي بِكِتَابٍ أَكْتُبُ لَكُمْ كِتَابًا لاَ تَضِلُّوا بَعْدَهُ ". قَالَ عُمَرُ إِنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم غَلَبَهُ الْوَجَعُ وَعِنْدَنَا كِتَابُ اللَّهِ حَسْبُنَا فَاخْتَلَفُوا وَكَثُرَ اللَّغَطُ. قَالَ " قُومُوا عَنِّي، وَلاَ يَنْبَغِي عِنْدِي التَّنَازُعُ ". فَخَرَجَ ابْنُ عَبَّاسٍ يَقُولُ إِنَّ الرَّزِيَّةَ كُلَّ الرَّزِيَّةِ مَا حَالَ بَيْنَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَبَيْنَ كِتَابِهِ.
Rapporté par 'Ubaidullah bin `Abdullah : Ibn `Abbas a dit : « Quand la maladie du Prophète (ﷺ) s’est aggravée, il a dit : “Apportez-moi de quoi écrire et je vous écrirai une déclaration après laquelle vous ne vous égarerez pas.” Mais `Umar a dit : “Le Prophète est très malade, et nous avons le Livre d’Allah avec nous, cela nous suffit.” Les compagnons du Prophète (ﷺ) se sont alors disputés et il y a eu du tumulte. Le Prophète (ﷺ) leur a dit : “Allez-vous-en (laissez-moi). Il n’est pas convenable de se disputer devant moi.” Ibn `Abbas est sorti en disant : “C’est vraiment malheureux (une grande perte) que le Messager d’Allah (ﷺ) ait été empêché d’écrire cette déclaration à cause de leur désaccord et de leur bruit.” »
حَدَّثَنَا صَدَقَةُ، أَخْبَرَنَا ابْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ هِنْدٍ، عَنْ أُمِّ سَلَمَةَ، وَعَمْرٍو، وَيَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ هِنْدٍ، عَنْ أُمِّ سَلَمَةَ، قَالَتِ اسْتَيْقَظَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ذَاتَ لَيْلَةٍ فَقَالَ " سُبْحَانَ اللَّهِ مَاذَا أُنْزِلَ اللَّيْلَةَ مِنَ الْفِتَنِ وَمَاذَا فُتِحَ مِنَ الْخَزَائِنِ أَيْقِظُوا صَوَاحِبَاتِ الْحُجَرِ، فَرُبَّ كَاسِيَةٍ فِي الدُّنْيَا عَارِيَةٍ فِي الآخِرَةِ ".
Rapporté par Um Salama : Une nuit, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et a dit : « Gloire à Allah ! Que de malheurs sont descendus cette nuit et combien de trésors ont été révélés ! Allez réveiller les femmes qui dorment dans ces maisons (ses épouses) pour la prière. Une âme bien habillée dans ce monde pourrait être nue dans l’au-delà. »
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عُفَيْرٍ، قَالَ حَدَّثَنِي اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ خَالِدٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمٍ، وَأَبِي، بَكْرِ بْنِ سُلَيْمَانَ بْنِ أَبِي حَثْمَةَ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ، قَالَ صَلَّى بِنَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الْعِشَاءَ فِي آخِرِ حَيَاتِهِ، فَلَمَّا سَلَّمَ قَامَ فَقَالَ " أَرَأَيْتَكُمْ لَيْلَتَكُمْ هَذِهِ، فَإِنَّ رَأْسَ مِائَةِ سَنَةٍ مِنْهَا لاَ يَبْقَى مِمَّنْ هُوَ عَلَى ظَهْرِ الأَرْضِ أَحَدٌ ".
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Un jour, le Prophète (ﷺ) nous a dirigés dans la prière du `Isha’ pendant les derniers jours de sa vie. Après avoir terminé la prière (par le Taslim), il a dit : « Savez-vous quelle est l’importance de cette nuit ? Personne présent sur la surface de la terre ce soir ne sera encore vivant dans cent ans à partir de cette nuit. »
حَدَّثَنَا آدَمُ، قَالَ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ حَدَّثَنَا الْحَكَمُ، قَالَ سَمِعْتُ سَعِيدَ بْنَ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ بِتُّ فِي بَيْتِ خَالَتِي مَيْمُونَةَ بِنْتِ الْحَارِثِ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عِنْدَهَا فِي لَيْلَتِهَا، فَصَلَّى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الْعِشَاءَ، ثُمَّ جَاءَ إِلَى مَنْزِلِهِ، فَصَلَّى أَرْبَعَ رَكَعَاتٍ، ثُمَّ نَامَ، ثُمَّ قَامَ، ثُمَّ قَالَ " نَامَ الْغُلَيِّمُ ". أَوْ كَلِمَةً تُشْبِهُهَا، ثُمَّ قَامَ فَقُمْتُ عَنْ يَسَارِهِ، فَجَعَلَنِي عَنْ يَمِينِهِ، فَصَلَّى خَمْسَ رَكَعَاتٍ ثُمَّ صَلَّى رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ نَامَ حَتَّى سَمِعْتُ غَطِيطَهُ ـ أَوْ خَطِيطَهُ ـ ثُمَّ خَرَجَ إِلَى الصَّلاَةِ.
Rapporté par Ibn `Abbas : J’ai passé la nuit chez ma tante Maimuna bint Al-Harith (l’épouse du Prophète (ﷺ)) alors que le Prophète (ﷺ) était avec elle lors de sa nuit de garde. Le Prophète (ﷺ) a fait la prière du `Isha’ (à la mosquée), puis il est rentré chez lui, a prié quatre rak`at, puis s’est endormi. Plus tard, il s’est levé dans la nuit et a demandé si le garçon (ou un mot similaire) avait dormi. Ensuite, il s’est levé pour prier et je me suis mis à sa gauche, mais il m’a placé à sa droite et a prié cinq rak`at, puis deux autres. Ensuite, il s’est endormi et je l’ai entendu ronfler, puis il est parti pour la prière du Fajr
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ إِنَّ النَّاسَ يَقُولُونَ أَكْثَرَ أَبُو هُرَيْرَةَ، وَلَوْلاَ آيَتَانِ فِي كِتَابِ اللَّهِ مَا حَدَّثْتُ حَدِيثًا، ثُمَّ يَتْلُو {إِنَّ الَّذِينَ يَكْتُمُونَ مَا أَنْزَلْنَا مِنَ الْبَيِّنَاتِ} إِلَى قَوْلِهِ {الرَّحِيمُ} إِنَّ إِخْوَانَنَا مِنَ الْمُهَاجِرِينَ كَانَ يَشْغَلُهُمُ الصَّفْقُ بِالأَسْوَاقِ، وِإِنَّ إِخْوَانَنَا مِنَ الأَنْصَارِ كَانَ يَشْغَلُهُمُ الْعَمَلُ فِي أَمْوَالِهِمْ، وَإِنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ كَانَ يَلْزَمُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِشِبَعِ بَطْنِهِ وَيَحْضُرُ مَا لاَ يَحْضُرُونَ، وَيَحْفَظُ مَا لاَ يَحْفَظُونَ.
Rapporté par Abu Huraira : Les gens disent que j’ai rapporté beaucoup de hadiths (du Prophète). Si ce n’était pour deux versets du Coran, je n’aurais rien rapporté du tout, et ces versets sont : « En vérité, ceux qui cachent les signes clairs et la guidance que Nous avons révélés… (jusqu’à) Le plus Miséricordieux. » (2:159-160). Nos frères Mouhajirines étaient occupés au marché avec leurs affaires, et nos frères Ansar avec leurs terres (agriculture). Mais moi (Abu Huraira), je restais avec le Messager d’Allah (ﷺ), me contentant de quoi remplir mon estomac, j’assistais à ce à quoi ils n’assistaient pas et je retenais ce qu’ils ne retenaient pas
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ أَبِي بَكْرٍ أَبُو مُصْعَبٍ، قَالَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ بْنِ دِينَارٍ، عَنِ ابْنِ أَبِي ذِئْبٍ، عَنْ سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنِّي أَسْمَعُ مِنْكَ حَدِيثًا كَثِيرًا أَنْسَاهُ. قَالَ " ابْسُطْ رِدَاءَكَ " فَبَسَطْتُهُ. قَالَ فَغَرَفَ بِيَدَيْهِ ثُمَّ قَالَ " ضُمُّهُ " فَضَمَمْتُهُ فَمَا نَسِيتُ شَيْئًا بَعْدَهُ. حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ الْمُنْذِرِ قَالَ حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي فُدَيْكٍ بِهَذَا أَوْ قَالَ غَرَفَ بِيَدِهِ فِيهِ.
Rapporté par Abu Huraira : J’ai dit au Messager d’Allah (ﷺ) : « J’entends beaucoup de récits (hadiths) de ta part mais je les oublie. » Le Messager d’Allah a dit : « Étends ton vêtement. » J’ai obéi, puis il a fait un geste comme s’il remplissait ses mains de quelque chose (et il les a vidées dans mon vêtement), puis il a dit : « Prends et enveloppe-toi avec ce tissu. » Je l’ai fait et après cela, je n’ai plus jamais rien oublié. Rapporté aussi par Ibrahim bin Al-Mundhir : Ibn Abi Fudaik a rapporté la même chose, ajoutant que le Prophète (ﷺ) a fait un geste comme s’il remplissait ses mains de quelque chose, puis il les a vidées dans le vêtement d’Abu Huraira
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي أَخِي، عَنِ ابْنِ أَبِي ذِئْبٍ، عَنْ سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ حَفِظْتُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وِعَاءَيْنِ، فَأَمَّا أَحَدُهُمَا فَبَثَثْتُهُ، وَأَمَّا الآخَرُ فَلَوْ بَثَثْتُهُ قُطِعَ هَذَا الْبُلْعُومُ.
Rapporté par Abu Huraira : J’ai retenu deux sortes de connaissances du Messager d’Allah (ﷺ). Je vous en ai transmis une, et si je transmettais la seconde, ma gorge serait tranchée (c’est-à-dire que je serais tué)
حَدَّثَنَا حَجَّاجٌ، قَالَ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَلِيُّ بْنُ مُدْرِكٍ، عَنْ أَبِي زُرْعَةَ، عَنْ جَرِيرٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ لَهُ فِي حَجَّةِ الْوَدَاعِ " اسْتَنْصِتِ النَّاسَ " فَقَالَ " لاَ تَرْجِعُوا بَعْدِي كُفَّارًا يَضْرِبُ بَعْضُكُمْ رِقَابَ بَعْضٍ ".
Rapporté par Jarir : Le Prophète (ﷺ) m’a dit pendant le pèlerinage d’Adieu : « Que les gens se taisent et écoutent. » Puis il s’est adressé aux gens en disant : « Ne redevenez pas mécréants après moi en vous entre-tuant. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، قَالَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ حَدَّثَنَا عَمْرٌو، قَالَ أَخْبَرَنِي سَعِيدُ بْنُ جُبَيْرٍ، قَالَ قُلْتُ لاِبْنِ عَبَّاسٍ إِنَّ نَوْفًا الْبِكَالِيَّ يَزْعُمُ أَنَّ مُوسَى لَيْسَ بِمُوسَى بَنِي إِسْرَائِيلَ، إِنَّمَا هُوَ مُوسَى آخَرُ. فَقَالَ كَذَبَ عَدُوُّ اللَّهِ، حَدَّثَنَا أُبَىُّ بْنُ كَعْبٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " قَامَ مُوسَى النَّبِيُّ خَطِيبًا فِي بَنِي إِسْرَائِيلَ، فَسُئِلَ أَىُّ النَّاسِ أَعْلَمُ فَقَالَ أَنَا أَعْلَمُ. فَعَتَبَ اللَّهُ عَلَيْهِ، إِذْ لَمْ يَرُدَّ الْعِلْمَ إِلَيْهِ، فَأَوْحَى اللَّهُ إِلَيْهِ أَنَّ عَبْدًا مِنْ عِبَادِي بِمَجْمَعِ الْبَحْرَيْنِ هُوَ أَعْلَمُ مِنْكَ. قَالَ يَا رَبِّ وَكَيْفَ بِهِ فَقِيلَ لَهُ احْمِلْ حُوتًا فِي مِكْتَلٍ فَإِذَا فَقَدْتَهُ فَهْوَ ثَمَّ، فَانْطَلَقَ وَانْطَلَقَ بِفَتَاهُ يُوشَعَ بْنِ نُونٍ، وَحَمَلاَ حُوتًا فِي مِكْتَلٍ، حَتَّى كَانَا عِنْدَ الصَّخْرَةِ وَضَعَا رُءُوسَهُمَا وَنَامَا فَانْسَلَّ الْحُوتُ مِنَ الْمِكْتَلِ فَاتَّخَذَ سَبِيلَهُ فِي الْبَحْرِ سَرَبًا، وَكَانَ لِمُوسَى وَفَتَاهُ عَجَبًا، فَانْطَلَقَا بَقِيَّةَ لَيْلَتِهِمَا وَيَوْمِهِمَا فَلَمَّا أَصْبَحَ قَالَ مُوسَى لِفَتَاهُ آتِنَا غَدَاءَنَا، لَقَدْ لَقِينَا مِنْ سَفَرِنَا هَذَا نَصَبًا، وَلَمْ يَجِدْ مُوسَى مَسًّا مِنَ النَّصَبِ حَتَّى جَاوَزَ الْمَكَانَ الَّذِي أُمِرَ بِهِ. فَقَالَ لَهُ فَتَاهُ أَرَأَيْتَ إِذْ أَوَيْنَا إِلَى الصَّخْرَةِ فَإِنِّي نَسِيتُ الْحُوتَ، قَالَ مُوسَى ذَلِكَ مَا كُنَّا نَبْغِي، فَارْتَدَّا عَلَى آثَارِهِمَا قَصَصًا، فَلَمَّا انْتَهَيَا إِلَى الصَّخْرَةِ إِذَا رَجُلٌ مُسَجًّى بِثَوْبٍ ـ أَوْ قَالَ تَسَجَّى بِثَوْبِهِ ـ فَسَلَّمَ مُوسَى. فَقَالَ الْخَضِرُ وَأَنَّى بِأَرْضِكَ السَّلاَمُ فَقَالَ أَنَا مُوسَى. فَقَالَ مُوسَى بَنِي إِسْرَائِيلَ قَالَ نَعَمْ. قَالَ هَلْ أَتَّبِعُكَ عَلَى أَنْ تُعَلِّمَنِي مِمَّا عُلِّمْتَ رَشَدًا قَالَ إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا، يَا مُوسَى إِنِّي عَلَى عِلْمٍ مِنْ عِلْمِ اللَّهِ عَلَّمَنِيهِ لاَ تَعْلَمُهُ أَنْتَ، وَأَنْتَ عَلَى عِلْمٍ عَلَّمَكَهُ لاَ أَعْلَمُهُ. قَالَ سَتَجِدُنِي إِنْ شَاءَ اللَّهُ صَابِرًا، وَلاَ أَعْصِي لَكَ أَمْرًا، فَانْطَلَقَا يَمْشِيَانِ عَلَى سَاحِلِ الْبَحْرِ لَيْسَ لَهُمَا سَفِينَةٌ، فَمَرَّتْ بِهِمَا سَفِينَةٌ، فَكَلَّمُوهُمْ أَنْ يَحْمِلُوهُمَا، فَعُرِفَ الْخَضِرُ، فَحَمَلُوهُمَا بِغَيْرِ نَوْلٍ، فَجَاءَ عُصْفُورٌ فَوَقَعَ عَلَى حَرْفِ السَّفِينَةِ، فَنَقَرَ نَقْرَةً أَوْ نَقْرَتَيْنِ فِي الْبَحْرِ. فَقَالَ الْخَضِرُ يَا مُوسَى، مَا نَقَصَ عِلْمِي وَعِلْمُكَ مِنْ عِلْمِ اللَّهِ إِلاَّ كَنَقْرَةِ هَذَا الْعُصْفُورِ فِي الْبَحْرِ. فَعَمَدَ الْخَضِرُ إِلَى لَوْحٍ مِنْ أَلْوَاحِ السَّفِينَةِ فَنَزَعَهُ. فَقَالَ مُوسَى قَوْمٌ حَمَلُونَا بِغَيْرِ نَوْلٍ، عَمَدْتَ إِلَى سَفِينَتِهِمْ فَخَرَقْتَهَا لِتُغْرِقَ أَهْلَهَا قَالَ أَلَمْ أَقُلْ إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا قَالَ لاَ تُؤَاخِذْنِي بِمَا نَسِيتُ. فَكَانَتِ الأُولَى مِنْ مُوسَى نِسْيَانًا. فَانْطَلَقَا فَإِذَا غُلاَمٌ يَلْعَبُ مَعَ الْغِلْمَانِ، فَأَخَذَ الْخَضِرُ بِرَأْسِهِ مِنْ أَعْلاَهُ فَاقْتَلَعَ رَأْسَهُ بِيَدِهِ. فَقَالَ مُوسَى أَقَتَلْتَ نَفْسًا زَكِيَّةً بِغَيْرِ نَفْسٍ قَالَ أَلَمْ أَقُلْ لَكَ إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا ـ قَالَ ابْنُ عُيَيْنَةَ وَهَذَا أَوْكَدُ ـ فَانْطَلَقَا حَتَّى إِذَا أَتَيَا أَهْلَ قَرْيَةٍ اسْتَطْعَمَا أَهْلَهَا، فَأَبَوْا أَنْ يُضَيِّفُوهُمَا، فَوَجَدَا فِيهَا جِدَارًا يُرِيدُ أَنْ يَنْقَضَّ فَأَقَامَهُ. قَالَ الْخَضِرُ بِيَدِهِ فَأَقَامَهُ. فَقَالَ لَهُ مُوسَى لَوْ شِئْتَ لاَتَّخَذْتَ عَلَيْهِ أَجْرًا. قَالَ هَذَا فِرَاقُ بَيْنِي وَبَيْنِكَ ". قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " يَرْحَمُ اللَّهُ مُوسَى، لَوَدِدْنَا لَوْ صَبَرَ حَتَّى يُقَصَّ عَلَيْنَا مِنْ أَمْرِهِمَا ".
Rapporté par Sa`id bin Jubair : J’ai dit à Ibn `Abbas : « Nauf Al-Bakali prétend que Moïse, le compagnon de Khadir, n’était pas le Moïse des Bani Israël, mais un autre Moïse. » Ibn `Abbas répondit que l’ennemi d’Allah (Nauf) était un menteur. Rapporté par Ubai bin Ka`b : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Un jour, le Prophète (ﷺ) Moïse s’est levé et a parlé aux Bani Israël. On lui a demandé : “Qui est l’homme le plus savant parmi les gens ?” Il a répondu : “C’est moi le plus savant.” Allah a réprimandé Moïse car il n’a pas attribué la connaissance absolue à Allah. Alors Allah lui a inspiré : “Au croisement des deux mers, il y a un de Mes serviteurs qui est plus savant que toi.” Moïse a dit : “Ô mon Seigneur ! Comment puis-je le rencontrer ?” Allah a dit : “Prends un poisson dans un panier, et tu le trouveras à l’endroit où tu perdras le poisson.” Moïse est donc parti avec son jeune serviteur, Yusha` bin Noon, en portant un poisson dans un panier. Ils sont arrivés près d’un rocher, se sont allongés et se sont endormis. Le poisson est sorti du panier et a pris son chemin dans la mer comme dans un tunnel. Cela a étonné Moïse et son serviteur. Ils ont continué leur voyage cette nuit-là et le lendemain. Au matin, Moïse a dit à son serviteur : “Apporte-nous notre repas, nous avons beaucoup souffert de fatigue pendant ce voyage.” Moïse ne s’est pas fatigué avant d’avoir dépassé l’endroit indiqué. Là, le serviteur a dit à Moïse : “Te souviens-tu quand nous nous sommes arrêtés près du rocher ? J’ai oublié le poisson.” Moïse a dit : “C’est ce que nous cherchions.” Ils sont donc revenus sur leurs pas jusqu’au rocher. Là, ils ont vu un homme couvert d’un vêtement. Moïse l’a salué. Al-Khadir a répondu : “Comment les gens se saluent-ils dans ton pays ?” Moïse a dit : “Je suis Moïse.” Il a demandé : “Le Moïse des Bani Israël ?” Moïse a répondu oui et a ajouté : “Puis-je te suivre pour que tu m’enseignes de la connaissance qu’Allah t’a donnée ?” Al-Khadir a répondu : “Tu ne pourras pas être patient avec moi, ô Moïse ! J’ai une partie de la connaissance d’Allah qu’Il m’a apprise et que tu ne connais pas, et toi tu as une connaissance qu’Allah t’a donnée et que j’ignore.” Moïse a dit : “Si Allah le veut, tu me trouveras patient et je n’irai pas contre tes ordres.” Ils sont donc partis marcher le long du rivage, car ils n’avaient pas de bateau. Un bateau est passé, ils ont demandé à monter à bord. L’équipage a reconnu Al-Khadir et les a pris sans leur faire payer. Un moineau s’est posé sur le bord du bateau et a trempé son bec une ou deux fois dans la mer. Al-Khadir a dit : “Ô Moïse ! Ma connaissance et la tienne n’enlèvent rien à la connaissance d’Allah, sauf ce que ce moineau a pris de la mer avec son bec.” Al-Khadir a ensuite arraché une planche du bateau. Moïse a dit : “Ces gens nous ont pris gratuitement et tu as abîmé leur bateau pour les faire couler !” Al-Khadir a répondu : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas être patient avec moi ?” Moïse a dit : “Ne me blâme pas pour ce que j’ai oublié.” La première excuse de Moïse était l’oubli. Ils ont continué et ont trouvé un garçon qui jouait avec d’autres enfants. Al-Khadir a attrapé la tête du garçon et l’a tué. Moïse a dit : “As-tu tué une âme innocente qui n’a tué personne ?” Al-Khadir a répondu : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas être patient avec moi ?” Ils ont continué jusqu’à arriver dans une ville. Ils ont demandé à manger aux habitants, mais ceux-ci ont refusé de les accueillir. Ils ont trouvé un mur prêt à s’effondrer. Al-Khadir l’a réparé de ses mains. Moïse a dit : “Si tu voulais, tu aurais pu demander un salaire pour cela.” Al-Khadir a répondu : “C’est ici que nos chemins se séparent.” Le Prophète a ajouté : “Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse ! Si seulement il avait été plus patient, nous aurions appris plus sur son histoire avec Al-Khadir.”
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ، قَالَ أَخْبَرَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ أَبِي مُوسَى، قَالَ جَاءَ رَجُلٌ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، مَا الْقِتَالُ فِي سَبِيلِ اللَّهِ فَإِنَّ أَحَدَنَا يُقَاتِلُ غَضَبًا، وَيُقَاتِلُ حَمِيَّةً. فَرَفَعَ إِلَيْهِ رَأْسَهُ ـ قَالَ وَمَا رَفَعَ إِلَيْهِ رَأْسَهُ إِلاَّ أَنَّهُ كَانَ قَائِمًا ـ فَقَالَ " مَنْ قَاتَلَ لِتَكُونَ كَلِمَةُ اللَّهِ هِيَ الْعُلْيَا فَهُوَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ ".
Rapporté par Abu Musa : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et lui a demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Quel type de combat est dans la voie d’Allah ? Car certains d’entre nous combattent par colère ou par fierté. » Le Prophète (ﷺ) a levé la tête et a dit : « Celui qui combat pour que la parole d’Allah soit la plus haute, c’est lui qui combat dans la voie d’Allah. »
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ أَبِي سَلَمَةَ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عِيسَى بْنِ طَلْحَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو، قَالَ رَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم عِنْدَ الْجَمْرَةِ وَهُوَ يُسْأَلُ، فَقَالَ رَجُلٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ نَحَرْتُ قَبْلَ أَنْ أَرْمِيَ. قَالَ " ارْمِ وَلاَ حَرَجَ ". قَالَ آخَرُ يَا رَسُولَ اللَّهِ حَلَقْتُ قَبْلَ أَنْ أَنْحَرَ. قَالَ " انْحَرْ وَلاَ حَرَجَ ". فَمَا سُئِلَ عَنْ شَىْءٍ قُدِّمَ وَلاَ أُخِّرَ إِلاَّ قَالَ افْعَلْ وَلاَ حَرَجَ.
Rapporté par `Abdullah bin `Ammar : J’ai vu le Prophète (ﷺ) près de la Jamra et les gens lui posaient des questions sur des sujets religieux. Un homme a demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai sacrifié l’animal avant de faire le jet de pierres. » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Fais le jet de pierres maintenant, il n’y a pas de mal. » Un autre demanda : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je me suis rasé la tête avant de sacrifier l’animal. » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Sacrifie l’animal maintenant, il n’y a pas de mal. » Ce jour-là, chaque fois qu’on lui posait une question sur les rites du Hajj faits avant ou après leur moment, il répondait : « Fais-le maintenant, il n’y a pas de mal. »
حَدَّثَنَا قَيْسُ بْنُ حَفْصٍ، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ، قَالَ حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، سُلَيْمَانُ عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَلْقَمَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ بَيْنَا أَنَا أَمْشِي، مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي خَرِبِ الْمَدِينَةِ، وَهُوَ يَتَوَكَّأُ عَلَى عَسِيبٍ مَعَهُ، فَمَرَّ بِنَفَرٍ مِنَ الْيَهُودِ، فَقَالَ بَعْضُهُمْ لِبَعْضٍ سَلُوهُ عَنِ الرُّوحِ. وَقَالَ بَعْضُهُمْ لاَ تَسْأَلُوهُ لاَ يَجِيءُ فِيهِ بِشَىْءٍ تَكْرَهُونَهُ. فَقَالَ بَعْضُهُمْ لَنَسْأَلَنَّهُ. فَقَامَ رَجُلٌ مِنْهُمْ فَقَالَ يَا أَبَا الْقَاسِمِ، مَا الرُّوحُ فَسَكَتَ. فَقُلْتُ إِنَّهُ يُوحَى إِلَيْهِ. فَقُمْتُ، فَلَمَّا انْجَلَى عَنْهُ، قَالَ {وَيَسْأَلُونَكَ عَنِ الرُّوحِ قُلِ الرُّوحُ مِنْ أَمْرِ رَبِّي وَمَا أُوتُيتُمْ مِنَ الْعِلْمِ إِلاَّ قَلِيلاً}. قَالَ الأَعْمَشُ هَكَذَا فِي قِرَاءَتِنَا.
Rapporté par `Abdullah : Alors que j’accompagnais le Prophète (ﷺ) dans les ruines de Médine et qu’il était allongé sur une branche de palmier, des Juifs sont passés. Certains ont dit aux autres : « Demandez-lui (au Prophète) ce qu’est l’esprit. » D’autres ont dit qu’il ne fallait pas lui demander, car sa réponse pourrait leur déplaire. Mais certains ont insisté, alors l’un d’eux s’est levé et a demandé : « Ô Abul-Qasim ! Qu’est-ce que l’esprit ? » Le Prophète (ﷺ) est resté silencieux. J’ai pensé qu’il recevait une révélation. Je suis resté jusqu’à ce que cela se termine. Ensuite, le Prophète (ﷺ) a dit : « Et ils t’interrogent (ô Muhammad) au sujet de l’esprit — Dis : L’esprit relève de l’ordre de mon Seigneur. Et vous (les humains) n’avez reçu que peu de connaissance. »
حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الأَسْوَدِ، قَالَ قَالَ لِي ابْنُ الزُّبَيْرِ كَانَتْ عَائِشَةُ تُسِرُّ إِلَيْكَ كَثِيرًا فَمَا حَدَّثَتْكَ فِي الْكَعْبَةِ قُلْتُ قَالَتْ لِي قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " يَا عَائِشَةُ، لَوْلاَ قَوْمُكِ حَدِيثٌ عَهْدُهُمْ ـ قَالَ ابْنُ الزُّبَيْرِ بِكُفْرٍ ـ لَنَقَضْتُ الْكَعْبَةَ فَجَعَلْتُ لَهَا بَابَيْنِ باب يَدْخُلُ النَّاسُ، وَبَابٌ يَخْرُجُونَ ". فَفَعَلَهُ ابْنُ الزُّبَيْرِ.
Rapporté par Aswad : Ibn Az-Zubair m’a dit : « `Aisha te confiait souvent des choses en secret. Que t’a-t-elle dit au sujet de la Ka`ba ? » J’ai répondu : « Elle m’a dit qu’un jour le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Ô `Aisha ! Si ton peuple n’était pas encore proche de l’époque de l’ignorance d’avant l’Islam, j’aurais démonté la Ka`ba et j’y aurais mis deux portes : une pour entrer et une pour sortir.’ Plus tard, Ibn Az-Zubair a fait cela. »
حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى عَنْ مَعْرُوفِ بْنِ خَرَّبُوذٍ عَنْ أَبِي الطُّفَيْلِ عَنْ عَلِيٍّ بِذَلِكَ.
Rapporté par Abu at-Tufail : La déclaration mentionnée ci-dessus de `Ali
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، قَالَ حَدَّثَنَا مُعَاذُ بْنُ هِشَامٍ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبِي، عَنْ قَتَادَةَ، قَالَ حَدَّثَنَا أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَمُعَاذٌ رَدِيفُهُ عَلَى الرَّحْلِ قَالَ " يَا مُعَاذُ بْنَ جَبَلٍ ". قَالَ لَبَّيْكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَسَعْدَيْكَ. قَالَ " يَا مُعَاذُ ". قَالَ لَبَّيْكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَسَعْدَيْكَ. ثَلاَثًا. قَالَ " مَا مِنْ أَحَدٍ يَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَأَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللَّهِ صِدْقًا مِنْ قَلْبِهِ إِلاَّ حَرَّمَهُ اللَّهُ عَلَى النَّارِ ". قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَفَلاَ أُخْبِرُ بِهِ النَّاسَ فَيَسْتَبْشِرُوا قَالَ " إِذًا يَتَّكِلُوا ". وَأَخْبَرَ بِهَا مُعَاذٌ عِنْدَ مَوْتِهِ تَأَثُّمًا .
Rapporté par Anas bin Malik : Un jour, Mu`adh était avec le Messager d’Allah (ﷺ) sur la même monture. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Mu`adh bin Jabal. » Mu`adh répondit : « Me voici, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) répéta : « Ô Mu`adh ! » Mu`adh répondit trois fois : « Me voici, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Quiconque atteste sincèrement qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est Son Messager, Allah le sauvera de l’Enfer. » Mu`adh demanda : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ne devrais-je pas l’annoncer aux gens pour qu’ils se réjouissent ? » Il répondit : « S’ils l’apprennent, ils s’y reposeront uniquement. » Mu`adh a rapporté ce hadith juste avant sa mort, craignant de commettre un péché en cachant ce savoir
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، قَالَ حَدَّثَنَا مُعْتَمِرٌ، قَالَ سَمِعْتُ أَبِي قَالَ، سَمِعْتُ أَنَسًا، قَالَ ذُكِرَ لِي أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ لِمُعَاذٍ " مَنْ لَقِيَ اللَّهَ لاَ يُشْرِكُ بِهِ شَيْئًا دَخَلَ الْجَنَّةَ ". قَالَ أَلاَ أُبَشِّرُ النَّاسَ قَالَ " لاَ، إِنِّي أَخَافُ أَنْ يَتَّكِلُوا ".
Rapporté par Anas : On m’a informé que le Prophète (ﷺ) avait dit à Mu`adh : « Celui qui rencontrera Allah sans rien Lui associer entrera au Paradis. » Mu`adh demanda au Prophète : « Ne devrais-je pas annoncer cette bonne nouvelle aux gens ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Non, j’ai peur qu’ils s’y reposent uniquement. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَلاَمٍ، قَالَ أَخْبَرَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، قَالَ حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ زَيْنَبَ ابْنَةِ أُمِّ سَلَمَةَ، عَنْ أُمِّ سَلَمَةَ، قَالَتْ جَاءَتْ أُمُّ سُلَيْمٍ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ اللَّهَ لاَ يَسْتَحْيِي مِنَ الْحَقِّ، فَهَلْ عَلَى الْمَرْأَةِ مِنْ غُسْلٍ إِذَا احْتَلَمَتْ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِذَا رَأَتِ الْمَاءَ ". فَغَطَّتْ أُمُّ سَلَمَةَ ـ تَعْنِي وَجْهَهَا ـ وَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَتَحْتَلِمُ الْمَرْأَةُ قَالَ " نَعَمْ تَرِبَتْ يَمِينُكِ فَبِمَ يُشْبِهُهَا وَلَدُهَا ".
Rapporté par Um Salama : Um-Sulaim est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « En vérité, Allah n’a pas honte de dire la vérité. Est-ce qu’une femme doit se laver après un rêve humide (pollution nocturne) ? » Le Prophète répondit : « Oui, si elle remarque une trace. » Um Salama a alors couvert son visage et a demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Une femme a-t-elle une décharge ? » Il répondit : « Oui, que ta main droite soit couverte de poussière (expression arabe signifiant “tu te trompes”), et c’est pour cela que l’enfant ressemble à sa mère. »
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنَّ مِنَ الشَّجَرِ شَجَرَةً لاَ يَسْقُطُ وَرَقُهَا، وَهِيَ مَثَلُ الْمُسْلِمِ، حَدِّثُونِي مَا هِيَ ". فَوَقَعَ النَّاسُ فِي شَجَرِ الْبَادِيَةِ، وَوَقَعَ فِي نَفْسِي أَنَّهَا النَّخْلَةُ. قَالَ عَبْدُ اللَّهِ فَاسْتَحْيَيْتُ. فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَخْبِرْنَا بِهَا. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هِيَ النَّخْلَةُ ". قَالَ عَبْدُ اللَّهِ فَحَدَّثْتُ أَبِي بِمَا وَقَعَ فِي نَفْسِي فَقَالَ لأَنْ تَكُونَ قُلْتَهَا أَحَبُّ إِلَىَّ مِنْ أَنْ يَكُونَ لِي كَذَا وَكَذَا.
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Parmi les arbres, il y en a un dont les feuilles ne tombent pas et qui ressemble au musulman. Dites-moi le nom de cet arbre. » Tout le monde a commencé à penser aux arbres du désert et j’ai pensé au palmier-dattier, mais j’ai eu honte de répondre. Les autres ont demandé : « Ô Messager d’Allah ! Dis-le nous. » Il a répondu : « C’est le palmier-dattier. » J’ai raconté à mon père ce à quoi j’avais pensé, et il m’a dit : « Si tu l’avais dit, j’aurais préféré cela à telle ou telle chose que je possède. »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ دَاوُدَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ مُنْذِرٍ الثَّوْرِيِّ، عَنْ مُحَمَّدٍ ابْنِ الْحَنَفِيَّةِ، عَنْ عَلِيٍّ، قَالَ كُنْتُ رَجُلاً مَذَّاءً فَأَمَرْتُ الْمِقْدَادَ أَنْ يَسْأَلَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلَهُ فَقَالَ " فِيهِ الْوُضُوءُ ".
Rapporté par `Ali : J’avais souvent des écoulements urinaires involontaires, alors j’ai demandé à Al-Miqdad d’interroger le Prophète (ﷺ) à ce sujet. Al-Miqdad lui a posé la question et il a répondu : « Il faut faire les ablutions après cela. »
حَدَّثَنِي قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، قَالَ حَدَّثَنَا اللَّيْثُ بْنُ سَعْدٍ، قَالَ حَدَّثَنَا نَافِعٌ، مَوْلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ،. أَنَّ رَجُلاً، قَامَ فِي الْمَسْجِدِ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، مِنْ أَيْنَ تَأْمُرُنَا أَنْ نُهِلَّ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يُهِلُّ أَهْلُ الْمَدِينَةِ مِنْ ذِي الْحُلَيْفَةِ، وَيُهِلُّ أَهْلُ الشَّأْمِ مِنَ الْجُحْفَةِ، وَيُهِلُّ أَهْلُ نَجْدٍ مِنْ قَرْنٍ ". وَقَالَ ابْنُ عُمَرَ وَيَزْعُمُونَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " وَيُهِلُّ أَهْلُ الْيَمَنِ مِنْ يَلَمْلَمَ ". وَكَانَ ابْنُ عُمَرَ يَقُولُ لَمْ أَفْقَهْ هَذِهِ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Nafi` : `Abdullah bin `Umar a dit : « Un homme s’est levé dans la mosquée et a demandé : Ô Messager d’Allah (ﷺ), à quel endroit nous ordonnes-tu de prendre l’Ihram ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : « Les habitants de Médine doivent prendre l’Ihram à Dhil-Hulaifa, ceux de Syrie à Al-Juhfa et ceux du Najd à Qarn. » Ibn `Umar ajouta : « Les gens pensent que le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi dit : ‘Les habitants du Yémen doivent prendre l’Ihram à Yalamlam.’ » Ibn `Umar disait : « Je ne me souviens pas si le Messager d’Allah (ﷺ) a dit cette dernière phrase ou non. »
حَدَّثَنَا آدَمُ، قَالَ حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم. وَعَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَالِمٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ رَجُلاً سَأَلَهُ مَا يَلْبَسُ الْمُحْرِمُ فَقَالَ " لاَ يَلْبَسِ الْقَمِيصَ وَلاَ الْعِمَامَةَ وَلاَ السَّرَاوِيلَ وَلاَ الْبُرْنُسَ وَلاَ ثَوْبًا مَسَّهُ الْوَرْسُ أَوِ الزَّعْفَرَانُ، فَإِنْ لَمْ يَجِدِ النَّعْلَيْنِ فَلْيَلْبَسِ الْخُفَّيْنِ وَلْيَقْطَعْهُمَا حَتَّى يَكُونَا تَحْتَ الْكَعْبَيْنِ ".
Rapporté par Ibn `Umar : Un homme a demandé au Prophète (ﷺ) : « Quels vêtements un Muhrim (personne qui fait la `Umra ou le Hajj) doit-il porter ? » Il répondit : « Il ne doit pas porter de chemise, de turban, de pantalon, de manteau ni de vêtement parfumé au safran ou au Wars (types de parfums). Et s’il n’a pas de sandales, il peut porter des chaussons (khuffs) mais ils doivent être coupés à la cheville. »
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ الْحَنْظَلِيُّ، قَالَ أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، قَالَ أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ هَمَّامِ بْنِ مُنَبِّهٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ، يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لاَ تُقْبَلُ صَلاَةُ مَنْ أَحْدَثَ حَتَّى يَتَوَضَّأَ ". قَالَ رَجُلٌ مِنْ حَضْرَمَوْتَ مَا الْحَدَثُ يَا أَبَا هُرَيْرَةَ قَالَ فُسَاءٌ أَوْ ضُرَاطٌ.
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La prière de celui qui est en état d’impureté (après avoir uriné, déféqué ou émis un vent) n’est pas acceptée tant qu’il n’a pas fait les ablutions. » Un homme du Hadramout a demandé à Abu Huraira : « Qu’est-ce que ‘l’état d’impureté’ ? » Abu Huraira a répondu : « Cela signifie avoir émis un vent. »
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، قَالَ حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ خَالِدٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي هِلاَلٍ، عَنْ نُعَيْمٍ الْمُجْمِرِ، قَالَ رَقِيتُ مَعَ أَبِي هُرَيْرَةَ عَلَى ظَهْرِ الْمَسْجِدِ، فَتَوَضَّأَ فَقَالَ إِنِّي سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " إِنَّ أُمَّتِي يُدْعَوْنَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ غُرًّا مُحَجَّلِينَ مِنْ آثَارِ الْوُضُوءِ، فَمَنِ اسْتَطَاعَ مِنْكُمْ أَنْ يُطِيلَ غُرَّتَهُ فَلْيَفْعَلْ ".
Rapporté par Nu`am Al-Mujmir : Un jour, je suis monté sur le toit de la mosquée avec Abu Huraira. Il a fait ses ablutions et a dit : « J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : ‘Le Jour de la Résurrection, mes fidèles seront appelés “Al-Ghurr-ul-Muhajjalun” à cause des traces de leurs ablutions. Que celui qui peut élargir la zone de sa lumière le fasse (en faisant souvent les ablutions).’ »
حَدَّثَنَا عَلِيٌّ، قَالَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ حَدَّثَنَا الزُّهْرِيُّ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، وَعَنْ عَبَّادِ بْنِ تَمِيمٍ، عَنْ عَمِّهِ، أَنَّهُ شَكَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الرَّجُلُ الَّذِي يُخَيَّلُ إِلَيْهِ أَنَّهُ يَجِدُ الشَّىْءَ فِي الصَّلاَةِ. فَقَالَ " لاَ يَنْفَتِلْ ـ أَوْ لاَ يَنْصَرِفْ ـ حَتَّى يَسْمَعَ صَوْتًا أَوْ يَجِدَ رِيحًا ".
Rapporté par `Abbad bin Tamim : Mon oncle a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) au sujet d’une personne qui pense avoir émis un vent pendant la prière. Le Messager d’Allah répondit : « Il ne doit pas quitter la prière à moins d’entendre un son ou de sentir une odeur. »
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرٍو، قَالَ أَخْبَرَنِي كُرَيْبٌ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم نَامَ حَتَّى نَفَخَ ثُمَّ صَلَّى ـ وَرُبَّمَا قَالَ اضْطَجَعَ حَتَّى نَفَخَ ـ ثُمَّ قَامَ فَصَلَّى. ثُمَّ حَدَّثَنَا بِهِ سُفْيَانُ مَرَّةً بَعْدَ مَرَّةٍ عَنْ عَمْرٍو عَنْ كُرَيْبٍ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ قَالَ بِتُّ عِنْدَ خَالَتِي مَيْمُونَةَ لَيْلَةً، فَقَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مِنَ اللَّيْلِ، فَلَمَّا كَانَ فِي بَعْضِ اللَّيْلِ قَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَتَوَضَّأَ مِنْ شَنٍّ مُعَلَّقٍ وُضُوءًا خَفِيفًا ـ يُخَفِّفُهُ عَمْرٌو وَيُقَلِّلُهُ ـ وَقَامَ يُصَلِّي فَتَوَضَّأْتُ نَحْوًا مِمَّا تَوَضَّأَ، ثُمَّ جِئْتُ فَقُمْتُ عَنْ يَسَارِهِ ـ وَرُبَّمَا قَالَ سُفْيَانُ عَنْ شِمَالِهِ ـ فَحَوَّلَنِي فَجَعَلَنِي عَنْ يَمِينِهِ، ثُمَّ صَلَّى مَا شَاءَ اللَّهُ، ثُمَّ اضْطَجَعَ، فَنَامَ حَتَّى نَفَخَ، ثُمَّ أَتَاهُ الْمُنَادِي فَآذَنَهُ بِالصَّلاَةِ، فَقَامَ مَعَهُ إِلَى الصَّلاَةِ، فَصَلَّى وَلَمْ يَتَوَضَّأْ. قُلْنَا لِعَمْرٍو إِنَّ نَاسًا يَقُولُونَ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم تَنَامُ عَيْنُهُ وَلاَ يَنَامُ قَلْبُهُ. قَالَ عَمْرٌو سَمِعْتُ عُبَيْدَ بْنَ عُمَيْرٍ يَقُولُ رُؤْيَا الأَنْبِيَاءِ وَحْىٌ، ثُمَّ قَرَأَ {إِنِّي أَرَى فِي الْمَنَامِ أَنِّي أَذْبَحُكَ}.
Rapporté par Kuraib : Ibn `Abbas a dit : « Le Prophète (ﷺ) a dormi jusqu’à ronfler puis a prié (ou il s’est allongé jusqu’à ce qu’on entende sa respiration, puis il s’est levé et a prié). » Ibn `Abbas a ajouté : « J’ai passé la nuit chez ma tante Maimouna, le Prophète (ﷺ) a dormi une partie de la nuit, puis tard dans la nuit, il s’est levé, a fait ses ablutions avec une outre suspendue, des ablutions légères, puis il s’est levé pour prier. J’ai fait de même, puis je me suis mis à sa gauche. Il m’a tiré à sa droite et a prié autant qu’Allah a voulu, puis il s’est allongé à nouveau jusqu’à ce qu’on entende sa respiration. Plus tard, le muezzin est venu l’informer qu’il était l’heure de la prière. Le Prophète (ﷺ) est parti prier sans refaire ses ablutions. » (Sufyan a dit à `Amr que certains disent : « Les yeux du Messager d’Allah (ﷺ) dorment mais son cœur ne dort pas. » `Amr répondit : « J’ai entendu `Ubaid bin `Umar dire que les rêves des Prophètes sont une révélation, puis il a récité le verset : ‘Je vois en rêve (ô mon fils) que je t’offre en sacrifice (à Allah).’ »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ، عَنْ كُرَيْبٍ، مَوْلَى ابْنِ عَبَّاسٍ عَنْ أُسَامَةَ بْنِ زَيْدٍ، أَنَّهُ سَمِعَهُ يَقُولُ دَفَعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ عَرَفَةَ حَتَّى إِذَا كَانَ بِالشِّعْبِ نَزَلَ فَبَالَ، ثُمَّ تَوَضَّأَ وَلَمْ يُسْبِغِ الْوُضُوءَ. فَقُلْتُ الصَّلاَةَ يَا رَسُولَ اللَّهِ. فَقَالَ " الصَّلاَةُ أَمَامَكَ ". فَرَكِبَ، فَلَمَّا جَاءَ الْمُزْدَلِفَةَ نَزَلَ فَتَوَضَّأَ، فَأَسْبَغَ الْوُضُوءَ، ثُمَّ أُقِيمَتِ الصَّلاَةُ فَصَلَّى الْمَغْرِبَ، ثُمَّ أَنَاخَ كُلُّ إِنْسَانٍ بَعِيرَهُ فِي مَنْزِلِهِ، ثُمَّ أُقِيمَتِ الْعِشَاءُ فَصَلَّى وَلَمْ يُصَلِّ بَيْنَهُمَا.
Rapporté par Usama bin Zaid : Le Messager d’Allah (ﷺ) est parti de `Arafat et, arrivé à un col, il est descendu, a uriné puis a fait des ablutions, mais pas complètement. Je lui ai dit : « Est-ce le moment de prier, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il a dit : « L’endroit de la prière est devant toi. » Il a continué jusqu’à Al-Muzdalifa, y est descendu, a fait des ablutions complètes. L’appel à la prière a été lancé et il a dirigé la prière du Maghrib. Ensuite, tout le monde a fait asseoir son chameau à sa place. Puis l’appel à la prière pour l’`Isha a été fait, le Prophète (ﷺ) l’a dirigée et aucune prière n’a été faite entre les deux (Maghrib et `Isha)
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحِيمِ، قَالَ أَخْبَرَنَا أَبُو سَلَمَةَ الْخُزَاعِيُّ، مَنْصُورُ بْنُ سَلَمَةَ قَالَ أَخْبَرَنَا ابْنُ بِلاَلٍ ـ يَعْنِي سُلَيْمَانَ ـ عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّهُ تَوَضَّأَ فَغَسَلَ وَجْهَهُ، ثُمَّ أَخَذَ غَرْفَةً مِنْ مَاءٍ، فَمَضْمَضَ بِهَا وَاسْتَنْشَقَ، ثُمَّ أَخَذَ غَرْفَةً مِنْ مَاءٍ، فَجَعَلَ بِهَا هَكَذَا، أَضَافَهَا إِلَى يَدِهِ الأُخْرَى، فَغَسَلَ بِهِمَا وَجْهَهُ، ثُمَّ أَخَذَ غَرْفَةً مِنْ مَاءٍ، فَغَسَلَ بِهَا يَدَهُ الْيُمْنَى، ثُمَّ أَخَذَ غَرْفَةً مِنْ مَاءٍ، فَغَسَلَ بِهَا يَدَهُ الْيُسْرَى، ثُمَّ مَسَحَ بِرَأْسِهِ، ثُمَّ أَخَذَ غَرْفَةً مِنْ مَاءٍ فَرَشَّ عَلَى رِجْلِهِ الْيُمْنَى حَتَّى غَسَلَهَا، ثُمَّ أَخَذَ غَرْفَةً أُخْرَى، فَغَسَلَ بِهَا رِجْلَهُ ـ يَعْنِي الْيُسْرَى ـ ثُمَّ قَالَ هَكَذَا رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَتَوَضَّأُ.
Rapporté par `Ata' bin Yasar : Ibn `Abbas a fait ses ablutions et s’est lavé le visage ainsi : Il a pris une poignée d’eau, s’est rincé la bouche et le nez, puis a pris une autre poignée et s’est lavé le visage, a pris une autre poignée et s’est lavé l’avant-bras droit, puis une autre pour l’avant-bras gauche, a passé les mains mouillées sur sa tête, a pris une autre poignée et a lavé soigneusement son pied droit jusqu’à la cheville, puis une autre pour le pied gauche, et a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) faire ses ablutions de cette façon. »
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ أَبِي الْجَعْدِ، عَنْ كُرَيْبٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، يَبْلُغُ بِهِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لَوْ أَنَّ أَحَدَكُمْ إِذَا أَتَى أَهْلَهُ قَالَ بِسْمِ اللَّهِ اللَّهُمَّ جَنِّبْنَا الشَّيْطَانَ وَجَنِّبِ الشَّيْطَانَ مَا رَزَقْتَنَا. فَقُضِيَ بَيْنَهُمَا وَلَدٌ، لَمْ يَضُرَّهُ ".
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si l’un de vous, en ayant des rapports avec sa femme, dit (avant de commencer) : “Au nom d’Allah. Ô Allah ! Protège-nous du diable et protège de lui ce que Tu nous accordes (c’est-à-dire l’enfant à venir)”, alors, s’il est destiné qu’ils aient un enfant, le diable ne pourra jamais lui nuire. »
حَدَّثَنَا آدَمُ، قَالَ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ بْنِ صُهَيْبٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسًا، يَقُولُ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم إِذَا دَخَلَ الْخَلاَءَ قَالَ " اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنَ الْخُبُثِ وَالْخَبَائِثِ ". تَابَعَهُ ابْنُ عَرْعَرَةَ عَنْ شُعْبَةَ. وَقَالَ غُنْدَرٌ عَنْ شُعْبَةَ إِذَا أَتَى الْخَلاَءَ. وَقَالَ مُوسَى عَنْ حَمَّادٍ إِذَا دَخَلَ. وَقَالَ سَعِيدُ بْنُ زَيْدٍ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ إِذَا أَرَادَ أَنْ يَدْخُلَ.
Rapporté par Anas : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) allait aux toilettes, il disait : « Allahumma inni a`udhu bika minal khubuthi wal khaba’ith », c’est-à-dire : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre tout ce qui est mauvais et impur (mauvaises actions et mauvais esprits). »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، قَالَ حَدَّثَنَا هَاشِمُ بْنُ الْقَاسِمِ، قَالَ حَدَّثَنَا وَرْقَاءُ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي يَزِيدَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم دَخَلَ الْخَلاَءَ، فَوَضَعْتُ لَهُ وَضُوءًا قَالَ " مَنْ وَضَعَ هَذَا ". فَأُخْبِرَ فَقَالَ " اللَّهُمَّ فَقِّهْهُ فِي الدِّينِ ".
Rapporté par Ibn `Abbas : Un jour, le Prophète (ﷺ) est entré dans des toilettes et j’ai mis de l’eau pour ses ablutions. Il a demandé : « Qui a mis cela ? » On le lui a dit, alors il a dit : « Ô Allah ! Fais de lui (Ibn `Abbas) un savant en religion (Islam). »
حَدَّثَنَا آدَمُ، قَالَ حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، قَالَ حَدَّثَنَا الزُّهْرِيُّ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَزِيدَ اللَّيْثِيِّ، عَنْ أَبِي أَيُّوبَ الأَنْصَارِيِّ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِذَا أَتَى أَحَدُكُمُ الْغَائِطَ فَلاَ يَسْتَقْبِلِ الْقِبْلَةَ وَلاَ يُوَلِّهَا ظَهْرَهُ، شَرِّقُوا أَوْ غَرِّبُوا ".
Rapporté par Abu Aiyub Al-Ansari : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si l’un de vous va dans un endroit ouvert pour faire ses besoins, qu’il ne se tourne ni vers la Qibla ni ne lui tourne le dos ; qu’il se tourne plutôt vers l’est ou l’ouest. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، قَالَ أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ يَحْيَى بْنِ حَبَّانَ، عَنْ عَمِّهِ، وَاسِعِ بْنِ حَبَّانَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ إِنَّ نَاسًا يَقُولُونَ إِذَا قَعَدْتَ عَلَى حَاجَتِكَ، فَلاَ تَسْتَقْبِلِ الْقِبْلَةَ وَلاَ بَيْتَ الْمَقْدِسِ. فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ لَقَدِ ارْتَقَيْتُ يَوْمًا عَلَى ظَهْرِ بَيْتٍ لَنَا، فَرَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى لَبِنَتَيْنِ مُسْتَقْبِلاً بَيْتَ الْمَقْدِسِ لِحَاجَتِهِ. وَقَالَ لَعَلَّكَ مِنَ الَّذِينَ يُصَلُّونَ عَلَى أَوْرَاكِهِمْ، فَقُلْتُ لاَ أَدْرِي وَاللَّهِ. قَالَ مَالِكٌ يَعْنِي الَّذِي يُصَلِّي وَلاَ يَرْتَفِعُ عَنِ الأَرْضِ، يَسْجُدُ وَهُوَ لاَصِقٌ بِالأَرْضِ.
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Les gens disent : « Chaque fois que tu t’assois pour faire tes besoins, tu ne dois pas faire face à la Qibla ou à Baitul-Maqdis (Jérusalem). » Je leur ai dit : « Un jour, je suis monté sur le toit de notre maison et j’ai vu le Messager d’Allah faire ses besoins assis sur deux briques, face à Baitul-Maqdis (Jérusalem), mais il y avait un écran qui le couvrait. »
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، قَالَ حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي عُقَيْلٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ أَزْوَاجَ النَّبِيِّ، صلى الله عليه وسلم كُنَّ يَخْرُجْنَ بِاللَّيْلِ إِذَا تَبَرَّزْنَ إِلَى الْمَنَاصِعِ ـ وَهُوَ صَعِيدٌ أَفْيَحُ ـ فَكَانَ عُمَرُ يَقُولُ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم احْجُبْ نِسَاءَكَ. فَلَمْ يَكُنْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَفْعَلُ، فَخَرَجَتْ سَوْدَةُ بِنْتُ زَمْعَةَ زَوْجُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لَيْلَةً مِنَ اللَّيَالِي عِشَاءً، وَكَانَتِ امْرَأَةً طَوِيلَةً، فَنَادَاهَا عُمَرُ أَلاَ قَدْ عَرَفْنَاكِ يَا سَوْدَةُ. حِرْصًا عَلَى أَنْ يَنْزِلَ الْحِجَابُ، فَأَنْزَلَ اللَّهُ آيَةَ الْحِجَابِ.
Rapporté par `Aisha : Les femmes du Prophète (ﷺ) allaient à Al-Manasi, un grand espace ouvert (près de Baqi’ à Médine), pour faire leurs besoins la nuit. `Umar disait au Prophète (ﷺ) : « Que tes femmes se voilent », mais le Messager d’Allah ne le faisait pas. Une nuit, Sauda bint Zam`a, l’épouse du Prophète (ﷺ), est sortie à l’heure de l’`Isha et c’était une femme grande. `Umar l’a interpellée : « Je t’ai reconnue, ô Sauda. » Il disait cela car il espérait que les versets du voile seraient révélés. Alors Allah a révélé les versets du hijab (le voile complet sauf les yeux)
حَدَّثَنَا زَكَرِيَّاءُ، قَالَ حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " قَدْ أُذِنَ أَنْ تَخْرُجْنَ فِي حَاجَتِكُنَّ ". قَالَ هِشَامٌ يَعْنِي الْبَرَازَ.
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit à ses femmes : « Vous pouvez sortir pour faire vos besoins. »
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ الْمُنْذِرِ، قَالَ حَدَّثَنَا أَنَسُ بْنُ عِيَاضٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ يَحْيَى بْنِ حَبَّانَ، عَنْ وَاسِعِ بْنِ حَبَّانَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، قَالَ ارْتَقَيْتُ فَوْقَ ظَهْرِ بَيْتِ حَفْصَةَ لِبَعْضِ حَاجَتِي، فَرَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقْضِي حَاجَتَهُ مُسْتَدْبِرَ الْقِبْلَةِ مُسْتَقْبِلَ الشَّأْمِ.
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Je suis monté sur le toit de la maison de Hafsa pour une tâche et j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) faire ses besoins en direction du Sham (Syrie, Jordanie, Palestine et Liban considérés comme un seul pays) et tournant le dos à la Qibla
حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، قَالَ حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ هَارُونَ، قَالَ أَخْبَرَنَا يَحْيَى، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ يَحْيَى بْنِ حَبَّانَ، أَنَّ عَمَّهُ، وَاسِعَ بْنَ حَبَّانَ، أَخْبَرَهُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ أَخْبَرَهُ قَالَ لَقَدْ ظَهَرْتُ ذَاتَ يَوْمٍ عَلَى ظَهْرِ بَيْتِنَا، فَرَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَاعِدًا عَلَى لَبِنَتَيْنِ مُسْتَقْبِلَ بَيْتِ الْمَقْدِسِ.
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Un jour, je suis monté sur le toit de notre maison et j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) faire ses besoins assis sur deux briques, face à Baitul-Maqdis (Jérusalem)
حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، هِشَامُ بْنُ عَبْدِ الْمَلِكِ قَالَ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي مُعَاذٍ ـ وَاسْمُهُ عَطَاءُ بْنُ أَبِي مَيْمُونَةَ ـ قَالَ سَمِعْتُ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ، يَقُولُ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم إِذَا خَرَجَ لِحَاجَتِهِ أَجِيءُ أَنَا وَغُلاَمٌ مَعَنَا إِدَاوَةٌ مِنْ مَاءٍ. يَعْنِي يَسْتَنْجِي بِهِ.
Rapporté par Anas bin Malik : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) allait faire ses besoins, un autre garçon et moi l’accompagnions avec un récipient d’eau. (Hisham a commenté : « Pour qu’il puisse se laver les parties intimes avec. »)

